Soutien aux PME françaises et défiscalisation découvrez les avantages des FIP et FCPI

Soutien aux PME françaises et défiscalisation : découvrez les avantages des FIP et FCPI

Vous avez sans doute déjà entendu parler du « Private equity » surtout si vous êtes un investisseur chevronné. Les autres, en revanche, devront faire quelques recherches avant de se lancer. En maîtrisant ce type d’investissement, vous accédez à différents avantages.

Quels sont les avantages liés aux FIP et FCPI ?

En principe, deux solutions sont possibles pour se lancer dans le Private equity :

  • Investir dans un FIP (fonds d’investissement de proximité)
  • Investir dans un FCPI (fonds communs de placement dans l’innovation)

Dans les deux cas, vous investissez votre capital dans des entreprises non cotées, régionales ou innovantes. En prime, vous bénéficiez d’une défiscalisation attrayante.

En souscrivant des parts de FIP, vous contribuez au développement de PME non cotées implantées dans une région donnée. Les fonds investis permettent en effet de soutenir l’économie locale. En règle générale, les FIP doivent être constitués de 70 % de PME situées dans un périmètre géographique de quatre régions limitrophes. Ils ne peuvent pas investir dans plus de 50 % d’actifs issus d’une seule et unique région. Pour intégrer la communauté des FIP, une société non cotée doit compter moins de 250 employés. Et, son chiffre d’affaires ne peut pas excéder les 50 millions d’euros.

En choisissant d’investir dans un FCPI, vous soutenez (indirectement) des PME innovantes. Non cotées, celles-ci doivent compter moins de 2 000 salariés. Il faudra également avoir un siège social au sein de l’UE. Les FCPI détiennent au moins 70 % de parts de sociétés appartenant à des secteurs innovants. La société de gestion décide librement de la trajectoire des 30 % restants selon les objectifs d’investissement préalablement fixés.

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Que vous investissez dans un FIP ou un FCPI, l’avantage fiscal reste le même. Il s’agit d’une réduction fiscale exceptionnelle de 25 % jusqu’au 31 décembre 2023, contre 18 % normalement. Elle est plafonnée à 12 000 € pour une personne seule et à 24 000 € pour un couple. Cette réduction d’impôt ne s’applique que sur la partie du versement investie sur les sociétés éligibles du fonds. De fait, un célibataire profite d’une réduction d’impôt maximum de 3 000 €, contre 6 000 € pour un couple (marié ou pacsé).

Notons que la réduction d’impôt découlant des FCPI peut être cumulée avec celle des FIP. Elle entre ainsi dans le plafonnement des niches fiscales de 10 000 € par an.

Voici quelques points vigilance relatifs à ces types d’investissement

Les avantages tirés d’un placement en FIP ou FCPI sont d’ordre fiscal. Pour en profiter, il faut acquérir des parts avant la fin de l’année 2023. En 2024, le taux de réduction d’impôt redeviendra normal. Outre cette date limite, certains points nécessitent votre attention.

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L’investissement dans le FIP ou le FCPI comporte quelques inconvénients. Il y a notamment le risque de perte en capital. En contrepartie, les gains potentiels peuvent être importants. Le notons que le FIP est moins risqué par rapport à un FCPI. En revanche, il rapporte peu.

D’autre part, la société de gestion d’un FIP ou d’un FCPI prévoit un délai de conservation minimum des parts : 5 ans. D’autant que leur durée de vie oscille entre 8 et 10 ans. Durant toute cette période, votre épargne restera bloquée. Dernier points à vérifier : le montant des frais prélevés.

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Justin Malraux