Rénover plutôt qu’acheter neuf ? Ces villes où ça rapporte

Rénover plutôt qu’acheter neuf ? Ces villes où ça rapporte

Face à la montée des préoccupations environnementales et économiques, le choix entre l’achat d’un logement neuf et la rénovation d’une passoire thermique devient crucial. Dans certaines villes, rénover un bien énergivore peut s’avérer plus judicieux que de se tourner vers le neuf. Pourquoi ? Les différences de prix au mètre carré, les incitations fiscales et les futures réglementations sur l’efficacité énergétique jouent un rôle déterminant.

Cet article explore comment, dans plusieurs communes françaises, transformer une passoire thermique en un investissement rentable pourrait surpasser l’attrait du neuf. Découvrez pourquoi cette stratégie pourrait être la clé pour acheter malin dans votre ville.

Comprendre les passoires thermiques et leur impact sur le marché immobilier

Les passoires thermiques, désignées par des notes E, F ou G dans le diagnostic de performance énergétique (DPE), représentent un défi mais aussi une opportunité sur le marché immobilier. Ces logements énergivores se vendent généralement entre 7% et 15% moins cher que ceux notés D, selon les notaires du Grand Paris.

Cette décote attire certains primo-accédants qui voient en ces biens une chance d’acquérir un logement à moindre coût. Toutefois, l’achat de telles propriétés nécessite souvent des rénovations énergétiques coûteuses pour améliorer leur efficacité. Pour les acheteurs potentiels, il est crucial d’évaluer l’équilibre entre le prix d’achat réduit et les coûts de rénovation nécessaires pour optimiser cet investissement.

Rénovation ou achat dans le neuf : une rentabilité qui varie selon les villes

Dans certaines communes, rénover un bien énergétiquement inefficace peut s’avérer plus rentable que d’acheter du neuf. À Boulogne-Billancourt, par exemple, un logement noté E ou F se vend autour de 9 000 euros le mètre carré, contre 11 200 euros pour un bien neuf. Même en ajoutant environ 750 euros par mètre carré pour la rénovation énergétique, le coût total reste inférieur. Cette stratégie est particulièrement pertinente en Île-de-France, où l’écart de prix est significatif.

En revanche, dans des villes comme Caen ou Lille, où la différence entre ancien à rénover et neuf est plus faible (96 euros à Caen, 189 euros à Lille), investir directement dans le neuf peut être plus judicieux, notamment pour les investisseurs locatifs qui doivent anticiper les coûts de mise aux normes. Ces écarts illustrent l’importance d’une analyse locale pour orienter au mieux sa stratégie immobilière.

Considérations économiques et légales pour investisseurs et primo-accédants

À partir de 2025, les biens classés G seront interdits à la location sans travaux de rénovation énergétique. Les logements notés F suivront en 2028, puis ceux notés E en 2034. Pour un investisseur locatif, ces échéances impliquent des travaux souvent coûteux, mais indispensables pour préserver la rentabilité du bien.

En revanche, un primo-accédant n’est pas concerné par ces contraintes immédiates, ce qui rend l’achat de ce type de logement potentiellement plus avantageux à court terme. Il doit néanmoins anticiper les futures obligations s’il envisage une revente ou une mise en location. Ces éléments influencent fortement la stratégie à adopter selon le profil de l’acheteur.

À ne pas rater !

Ne ratez plus aucune opportunité :  Recevez les meilleures actualités par mail !

Adresse e-mail non valide