Placement financier pour mineur : quelles solutions rentables sur le long terme ?

Placement financier pour mineur : quelles solutions rentables sur le long terme ?

Les placements financiers dédiés aux mineurs ne manquent pas en France. Il y en a beaucoup. A l’évidence, les meilleurs produits d’épargne sont à privilégier. Lesquels ?

Souscrire un livret A pour le compte de son enfant mineur

Offrir un produit financier à ses enfants ou à ses petits-enfants, à l’occasion de Noël ou de la nouvelle année, est un geste tout à fait louable. D’autant que les placements dédiés aux mineurs sont multiples en France. En tête de liste figure notamment l’incontournable livret A.

En effet, vous pouvez souscrire un livret A au nom de votre enfant, et ce, dés sa naissance. Pas besoin d’être parent pour réaliser cette démarche. Les représentants légaux d’un nouveau-né peuvent tout à fait ouvrir un livret A à son nom. Bien entendu, les grands-parents ne disposent pas de la possibilité de souscrire directement un livret A à leurs petits-enfants. Pour ce faire, ils doivent solliciter les parents.

Dans le cadre de la souscription d’un livret A, il n’y a pas de montants minima à verser. En revanche, ces versements sont plafonnés à 22 950 € (hors intérêts). Notons que les intérêts de ce produit d’épargne sont calculés par quinzaine, c’est-à-dire au 1er et au 16 de chaque mois. Ils viennent ensuite s’additionner au capital en fin d’année.

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Le taux d’intérêt du livret A reste gelé à 3 %, et ce, jusqu’en janvier 2025. D’autant qu’il est exonéré d’impôt sur le revenu et de prélèvements sociaux. Bien entendu, votre enfant mineur ne pourra bénéficier que d’un seul livret A. Lors de son 12ème anniversaire, son titulaire peut y faire des opérations, à condition d’obtenir le feu vert de son représentant légal (uniquement pour les retraits). A l’âge de 16 ans, votre enfant est autorisé à faire des retraits sans demander votre permission.

Ouvrir un PEL et CEL en complément du livret A

Vu que vous ne pouvez ouvrir qu’un seul livret A au nom de votre enfant mineur, vous devez chercher des solutions alternatives complémentaires. A cet effet, tournez vous vers le PEL (plan d’épargne logement) et/ou le CEL (compte d’épargne logement). Vous l’ignorez peut-être, mais ces produits d’épargne sont accessibles aux nouveau-nés.

Le PEL s’apparente à un compte épargne réglementé d’une durée de 4 ans au minimum. Il ouvre droit à un prêt épargne logement à un taux plus avantageux. Il servira en l’occurrence à financer un projet immobilier. D’où la nécessité de souscrire un PEL à votre enfant dès ses premiers jours d’existence. Le moment venu, il pourra accéder à la propriété plus facilement grâce aux fonds constitués au fil des années.

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L’utilisation du PEL doit intervenir au bout de 15 ans après la date de souscription. Lors de l’ouverture du contrat, vous devez y verser au moins 225 €. Il faudra ensuite y placer au moins 540 € par an, dans la limite de 61 200 € (hors capitalisation des intérêts).

Le PEL et le CEL sont 100 % cumulable, à condition qu’ils soient détenus dans la même banque. Ils affichent le même taux de rendement : 2 %. Lors de l’ouverture d’un CEL au nom de votre enfant, un versement initial de 300 € est imposé. Les versements et retraits ultérieurs ne doivent pas être inférieurs à 75 €. Le plafond du CEL est fixé à 15 300 € (hors capitalisation des intérêts).

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Justin Malraux