Logements HLM : quelles sont ces villes qui ne respectent aucunement la loi ? (Top 20)

Logements HLM : quelles sont ces villes qui ne respectent aucunement la loi ? (Top 20)

D’après les constats de la fondation Abbé Pierre, très peu de villes ont honoré leur obligation concernant la construction de logements HLM.

Aujourd’hui, il y a près de 2,4 millions de foyers qui sont en attente de domicile, il s’agit d’un niveau qui n’a jamais été atteint.

La crise de logement en France

Actuellement, le logement social est en crise en France et les délais d’attente explosent. Alors qui sont les responsables de cette situation ? Il s’agit certainement de ces villes qui n’ont pas respecté les objectifs concernant la construction d’habitats sociaux.

Rappelons justement que la loi SRU ou solidarité et renouvellement urbain qui est entré en vigueur depuis décembre 2020 impose à tous les territoires de prendre les mesures nécessaires pour réduire la pénurie en habitation. Le but est donc d’atteindre entre 20 à 25 % de logements social d’ici l’année 2025.

Cette obligation concerne toutes les communes de plus de 3500 habitants qui appartiennent à une intercommunalité de plus de 50 000 citoyens. Un contrôle est réalisé par l’État tous les 3 ans.

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Quel est le verdict après 3 ans ?

Selon les chiffres qui ont été publiés, il y a près de 222 municipalités qui ont effectué moins de 20 % de leur objectif. Parmi les 12 villes concernées qui comptent plus de 100 000 habitants, une seule d’entre elles a respecté les obligations de la loi SRU, il s’agit de Montpellier.

Quant aux autres grandes villes qui ont manqué à leur responsabilité, il y a Aix-en-Provence, Annecy, Bordeaux, Lyon, Boulogne-Billancourt, Nice, Marseille, Toulon, Saint-Paul-de-la-Réunion ou Perpignan. Concernant Paris, celle-ci a atteint des objectifs, mais qualitatifs, mais non pas en termes de quantité. Certaines villes n’ont d’ailleurs réalisé que 13 % seulement, c’est le cas pour Nice ou encore Boulogne-Billancourt.

L’une des situations aberrantes a eu lieu à Toulon où il y a eu de nombreux refus concernant l’octroi de permis de construire de HLM. Pourtant, celle-ci a autorisé la création de 500 habitats collectifs, mais pas de logement social.

Par ailleurs, les cités considérées comme les plus riches du pays n’ont pas respecté la loi SRU. Ceci est valable pour Neuilly-sur-Seine avec une atteinte des objectifs à 1 %. D’autres villes sont aussi dans la même situation, à savoir Saint-Maur-des-Fossés, Saint-Mandé, Maisons-Laffitte ou encore Rambouillet.

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Malgré l’entrée en vigueur de cette loi depuis 2023, certaines municipalités n’ont construit aucun logement social au bout de 3 ans. Dans cette catégorie, il y a Coubron dans la Seine-Saint-Denis, Mimet dans les Bouches-du-Rhône ou encore Périgny dans le Val-de-Marne.

Ce n’est pas fini, puisqu’il y a d’autres communes qui affichent un taux négatif pour l’atteinte des objectifs. Ceci s’explique par le fait que le nombre de logements sociaux construits est inférieur par rapport à ceux qui font l’objet de démolition ou de vente. Les régions concernées sont Générac (Gard), La Seyne-sur-Mer, Vaucresson (Haut-de-Seine), Saint-Rémy-lès-Chevreuse (Yveline), Carqueiranne (Var), Tourrettes-sur-Loup (Alpes-Maritimes) ou encore Prade-le-Lez et Villeneuve-de-la-Raho (Pyrénées-Orientales).

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Vincent Cuzon