L'explosion choquante des logements vacants que révèle une étude de l'INSEE

L’explosion choquante des logements vacants que révèle une étude de l’INSEE

Les logements vacants en France ont fait l’objet d’une étude de l’Insee. A priori, les chiffres sont assez éloquents. Finance & Patrimoine fait le point !

Ces chiffres éloquents de l’Insee sur les logements vacants en France

Le 16 janvier 2024, l’Institut national de la statistique et des études économiques avait publié les résultats d’une étude portant sur les logements vacants en France. Elle révèle ainsi que 3,1 millions de biens immobiliers sont considérés comme vacants dans l’Hexagone. Il s’agit en l’occurrence de logements inoccupés.

Selon cette enquête de l’Insee, les logements vacants représentaient 8,2% du parc immobilier français en 2023 (hors Mayotte). De fait, c’est un volume en hausse de 60% par rapport à 1990. Les experts s’accordent à dire que seulement près de 10% des logements vacants sont mobilisables. Nous parlons ici des biens susceptibles d’être habités à court terme.

Différents types de vacances ont été identifiés par les experts du marché. Concrètement, ils peuvent être classés en trois grandes catégories bien distinctes :

  1. La vacance frictionnelle
  2. La vacance spéculative
  3. La vacance technique
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La première catégorie découle de l’inoccupation d’un bien mis en vente ou en location, qui n’a pas encore trouvé d’acquéreur ou locataire. La deuxième repose sur l’attente de propriétaires d’un retour à meilleure fortune sur le marché de la vente ou de la location immobilière. La dernière catégorie, quant à elle, est due à l’exécution ou à la nécessité de travaux qui n’ont pas encore été exécutés.

D’après les experts immobiliers, la vacance de friction reste faible. Idem pour la vacance spéculative. D’autant plus que celle-ci a drastiquement chuté.

Petit rappel sur les caractéristiques d’un logement vacant, selon l’Insee

Pour définir un logement vacant, l’Insee prend en compte certains paramètres. Selon l’organisme, c’est un bien inoccupé proposé à la vente ou à la location. Il peut également s’agir de :

  • Un logement déjà cédé ou loué, mais en attente d’occupation.
  • Un bien immobilier en attente d’un règlement de succession
  • Un bâtiment conservé par un employeur en vue d’un usage futur au bénéfice d’un de ses salariés
  • Un bien sans affectation précise par le propriétaire (logement vétuste, par exemple).
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Environ 90% des logements vacants sont actuellement non mobilisables. Ils se trouvent majoritairement dans des zones sinistrées en matière d’infrastructures, d’emploi ou de culture. En l’occurrence, ces biens inoccupés sont pénalisés par leur situation géographique (défavorable).

La Fondation Abbé-Pierre alerte : «  4,1 millions de personnes souffrent de mal-logement ou d’absence de logement personnel ». Des personnes sans domicile dont la résidence principale se trouve dans une chambre d’hôtes, dans des habitations de fortune ou contraintes d’héberger chez des tiers.

Rappelons que cette structure fondée en 1987 est reconnue d’utilité publique depuis le 11 février 1992. Dans son rapport paru le 24 janvier 2022, celle-ci indique que 12,1 millions de personnes sont touchées à des degrés divers par la crise du logement. C’est notamment le cas des propriétaires occupant un logement dans une copropriété en difficulté. Idem pour les locataires ayant des dettes de loyers (ou de charge) ou les individus sujets au froid pour des raisons liées à la précarité énergétique.

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Vincent Cuzon