Les groupements fonciers viticoles un investissement rentable ou une astuce fiscale

Les groupements fonciers viticoles : un investissement rentable ou une astuce fiscale ?

Comme son nom l’indique, le groupement foncier viticole ou le VFC est une société civile permettant aux investisseurs de détenir un domaine viticole. Mais avant de se lancer dans ce type de placement, il faut savoir s’il s’agit réellement d’un investissement rentable ou d’une astuce fiscale. Explications dans cet article.

Les GFV : une astuce fiscale intéressante

Il est important de souligner que les groupements fonciers viticoles se divisent en deux types, mais ils portent quasiment le même nom. Le premier, nous allons le détailler dans cette partie. Il se démarque par son avantage fiscal, dans le cadre d’une donation ou d’une succession. Un abattement de 75% sur les droits de mutation est appliqué si vous détenez les parts pendant 2 ans au minimum.

Ce GFV consiste à acheter un vignoble et à le remettre entre les mains d’un vigneron par le biais d’un bail de métayage pouvant aller jusqu’à 20 ans. Le principe est donc le suivant. L’agriculteur offre 1/3 de sa récolte à l’investisseur, ce dernier jouit d’un rendement assez varié, imposé au régime des bénéfices agricoles, dont le plafond est à 1% par an. Les vignerons, quant à eux, accèdent plus facilement à des terres viticoles et travaillent en toute sérénité.

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Pour y souscrire, il faudra s’acquitter des frais d’entrée à hauteur de 10% en général et des frais de gestion. En outre, si l’épargnant veut céder ses parts, il ne peut bénéficier des avantages fiscaux rattachés que si le vigneron les rachète ou si le véhicule procède à sa dissolution.

Rentabilité élevée avec le GFV dit « foncières »

L’autre GFV, dit « foncières », quant à lui, fonctionne quasiment comme les sociétés civiles immobilières classiques. Le GFV achète l’intégralité ou une partie de propriétés agricoles. Ensuite, l’exploitation sera gérée par un vigneron, que ce soit pour la production ou l’entretien de la vigne. Ici, le principe du métayage est mis en avant.

En clair, un bail est établi entre l’exploitant et le GFV, dans lequel est déterminée la somme due par le vigneron, peu importe le résultat de la vendange ou la quantité du raisin. Il est également possible que dans ce contexte, l’arrêt préfectoral définisse les conditions du bail de fermage.

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Dans certains cas, la rémunération en bouteille est actée. Ce qui donne lieu à un rendement de 4,5 à 5%. Contrairement au précédent, le marché de ce type de GFV est plutôt dynamique. En cas de rachat, des clients d’autres GFV ou d’autres associés du groupement sont toujours intéressés. Et d’ailleurs, les propriétaires pourront bénéficier de plus-value. Mieux encore, il n’y a pas de frais d’entrée.

Pour y souscrire, il existe aujourd’hui une large panoplie de projets disponibles. En conclusion, les GFV séduisent principalement par son aspect convivial. Les investisseurs ont, en effet, la possibilité d’accompagner les agriculteurs dans leur développement, s’ils le souhaitent.

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justin malraux
Justin Malraux