Les dispositifs incontournables pour de la défiscalisation immobilière

Les dispositifs incontournables pour de la défiscalisation immobilière

En 2024 tout comme en 2023, les dispositifs dédiés à la défiscalisation immobilière sont toujours d’actualité. Dans cette optique, il est tout à fait logique d’opter pour les meilleurs. Lesquels ?

Le dispositif Pinel, êtes-vous éligible ?

Bien que les avantages fiscaux relatifs à la loi Pinel soient en baisse en 2023, ils restent intéressants par rapport aux autres dispositifs existants. Vous pouvez en effet réduire de 10,5 % vos revenus imposables moyennant une durée de location de 6 mois. Cette réduction fiscale monte ensuite à 15 % si vous louez votre logement pendant 9 ans. A partir de 12 ans, vos recettes imposables seront réduites de 17,5 %, contre 21 % auparavant.

Notons que ces taux dégressifs vont se poursuivre en 2024 :

  • 9 % sur 6 ans
  • 12 % sur 9 ans
  • 14 % sur 12 ans

Pour prétendre à ces avantages fiscaux, vous devez remplir toutes les conditions d’attribution. Le dispositif Pinel ne s’applique que sur les logements situés dans un bâtiment d’habitation collectif. Le cas échéant, votre bien doit faire l’objet d’une location nue pendant 6 ou 9 ans (jusqu’à 12 ans). L’avantage fiscal qui en découle est plafonné globalement à 300 000 € et 5 500 €/m². Notons que la loi Pinel ne couvre que les zones A, A bis et B1 du territoire, et ce, depuis 2018.

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La location meublée, un petit rappel sur les critères d’éligibilité

Il s’agit de l’un des dispositifs de défiscalisation immobilière en vigueur actuellement en France. C’est notamment le cas du statut LMNP (loueur meublé non professionnel). Le régime fiscal qui y est rattaché s’avère être particulièrement avantageux. Pour en bénéficier, vous devez être propriétaire -bailleur d’un logement loué meublé au sein d’une résidence de services.

En signant un bail commercial avec un exploitant (une agence), les revenus issus de votre location meublée sont sécurisés. D’autant que deux régimes d’imposition sont possibles : micro-BIC et réel. Dans le premier cas, seule la moitié de vos revenus locatifs est imposable, dans la limite de 32 900 €.

Au-delà, c’est le régime réel qui s’applique par défaut. Le cas échéant, vous pouvez déduire différentes charges (intérêts, travaux, frais de gestion, etc.). Sans oublier l’amortissement du bien. Une partie du coût du logement et des meublés pourra ainsi être déduite des loyers perçus. Dans certains cas, le statut LMNP ouvre droit à une récupération de la TVA.

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Attention ! Si vos recettes locatives dépassent les 23 000 €/an, vous ne pourriez plus accéder au statut LMNP.

L’investissement en nue-propriété, qui peut s’y lancer ?

Vous avez sûrement déjà entendu parler du démembrement de propriété. On parle ici de l’investissement en nue-propriété. De nombreux avantages (fiscaux) y sont associés. En devant le nu-propriétaire d’un bien démembré, vous bénéficiez d’une exonération fiscale sur une longue période.

En plus de cette exonération d’impôt, vous pouvez acquérir un bien immobilier avec un prix décoté (40 % environ). C’est plus accessible par rapport à un investissement en pleine propriété. D’autant que le nu-propriétaire échappe totalement à l’IFI (impôt sur la fortune immobilière). Notons qu’une SCI peut également faire l’objet d’un démembrement de propriété tout comme les biens anciens ou encore les SCPI (sociétés civiles de placement immobilier).

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justin malraux
Justin Malraux