La taxe foncière pourrait doubler cette année, pourquoi une telle augmentation

La taxe foncière pourrait doubler cette année, pourquoi une telle augmentation ?

Le nouveau taux de la taxe foncière peut donner du fil à retordre aux propriétaires. Effectivement, cette année, elle pourrait doubler. Mais quelles sont les raisons qui expliquent une telle augmentation ? Explications dans cet article.

La baisse des droits de mutation : un impact direct sur les propriétaires

Désormais, la fiscalité du logement pèse sur les propriétaires. Prélevés obligatoirement sur les transactions des biens, les droits de mutation étant en hausse ont constitué un frein pour la vente et ont bloqué, par conséquent, l’accession à la propriété.

La Cour des comptes a donc prescrit la baisse significative de ces droits. Une proposition qui risque de faire grincer les dents de certains départements sortis perdants de la crise du marché de l’immobilier. Mais pas seulement !

Les propriétaires, eux aussi, seront les plus touchés. En effet, les sommes perçues lors de la vente seront reportées sur la taxe foncière, selon toujours la proposition du conseil des prélèvements obligatoires ou le CPO. Une mesure qui entraînerait le doublement de la taxe foncière pour cette année 2024. Cela pourrait diminuer la rentabilité des investisseurs immobiliers sur le long terme. De quoi décourager les épargnants qui cherchent à se constituer un patrimoine locatif.

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La conséquence est plus importante chez les propriétaires actuels contraints de payer les droits de mutation au prix assez élevé. Et par la même occasion, ils devraient régler chaque année une taxe foncière doublée.

Les classes moyennes seront les plus touchées

La préconisation susmentionnée aurait pour principal objectif de mettre en place l’égalitarisme fiscal. Or, les dépenses de la taxe foncière pour les ménages de classe moyenne peuvent s’élever à 4% du revenu disponible contre 1,5% pour les plus riches.

Cela s’explique par le fait que les ménages les plus pauvres ont tendance à multiplier l’achat de quelques biens locatifs après l’acquisition d’une résidence principale, notamment lorsqu’ils s’enrichissent. Par conséquent, la base de la taxation est plus conséquente. A contrario, les plus riches adoptent une stratégie différente. Ils privilégient la diversification de leur capital sur d’autres actifs financiers comme les cryptomonnaies, les obligations, les actions, et bien d’autres encore.

Si la proposition se maintient, il faudrait alors compenser la baisse des droits de mutation par deux de son montant par l’augmentation de la taxe foncière à hauteur de 40%. Ce qui est assez conséquent pour les propriétaires. Pire encore, si les droits de mutation viennent à être supprimés. Cela entraînerait une hausse de la taxe foncière à 80%.

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Mais pourquoi l’État prendrait-il un tel risque ? Ce serait probablement pour pouvoir récolter les mêmes sommes chaque année. Et ce, peu importe le dynamisme du marché immobilier. Si le gouvernement s’en sort indemne, les propriétaires, eux, en paient le prix fort.

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Justin Malraux