Investir dans des SCPI : comprendre la fiscalité sur les revenus et plus-values

Investir dans des SCPI : comprendre la fiscalité sur les revenus et plus-values

Le placement en SCPI séduit toujours beaucoup d’investisseurs (particuliers et institutionnels). Bien qu’une grande partie de l’année écoulée ait été pénible pour certains associés, la pierre-papier reste un marché porteur. Pour garantir le bon déroulement de votre investissement, certains paramètres passent au crible comme la fiscalité de vos revenus de SCPI. Mise au point !

Décryptage de la fiscalité des revenus découlant d’une SCPI

En principe, une société civile de placement immobilier est transparente fiscalement. Cela signifie que ses associés sont soumis à l’impôt sur les revenus encaissés. Il s’agit, plus précisément, des dividendes distribués par la société de gestion chaque trimestre. Destinés aux porteurs de parts, ces derniers sont classés dans la catégorie des revenus fonciers.

De ce fait, les revenus provenant de votre SCPI doivent être déclarés à l’administration fiscale. La somme correspondante est communiquée par la société de gestion chaque année. De quoi vous faciliter la tâche. Selon les montants déclarés, deux régimes fiscaux sont prévus :

  1. Réel
  2. Micro-foncier
Lire aussi :  SCPI, SCI, foncières cotées : Ne commettez pas ces erreurs d'investissement !

Dans l’éventualité où vos revenus de SCPI dépassent les 15 000 €, c’est le régime réel qui sera retenu par le Fisc. Le cas échéant, ceux-ci sont soumis au barème progressif de l’impôt sur le revenu et aux prélèvements sociaux à hauteur de 17,2%. En prime, vous avez la possibilité de déduire vos charges, y compris les intérêts d’emprunt, de vos revenus imposables.

Le régime micro-foncier, quant à lui, s’applique exclusivement aux revenus inférieurs à 15 000 €. C’est en quelque sorte, l’option B, car vous pouvez encore choisir le régime réel. De fait, celle-ci s’avère être plus intéressante avec des charges plus faibles. Cela s’explique notamment par l’abattement fiscal de 30% rattaché à ce régime. De quoi alléger le poids des revenus bruts générés.

Quid des plus-values issues d’un placement en SCPI ?

D’après ce qu’on a vu dans le paragraphe précédent, la fiscalité applicable aux revenus issus d’une SCPI n’est pas si difficile à appréhender. Mais ce n’est pas le seul paramètre à prendre en compte. Il y a aussi les plus-values.  Aux yeux du Fisc, celles-ci sont imposables s’il y en a.

Lire aussi :  Investissement dans l'immeuble de rapport : un choix pour les investisseurs expérimentés

En tant qu’associé d’une ou plusieurs SCPI, vous pouvez céder vos parts si vous le souhaitez. Bien que cette transaction ne soit pas garantie par la SGP, celle-ci peut donner naissance à d’éventuelles plus-values. Le cas échéant, la somme correspondante est imposable à hauteur de 19%, en plus des prélèvements sociaux (CSG, CRDS) de 17,2%.

Notons que cette plus-value potentielle est égale à la différence entre le prix de cession et le prix acquéreur. Des frais de vente ou des frais d’acquisition peuvent changer la donne selon les cas. Sinon, vous pouvez bénéficier d’une exonération fiscale sur la plus-value au bout de 22 ans de détention. Idem pour les prélèvements sociaux après 30 ans de détention des parts.

Lire aussi :  Investissement immobilier via SCI : ce n'est pas toujours la bonne solution

Par ailleurs, la société de gestion est en mesure de céder des immeubles en vue de dégager des plus-values. Le cas échéant, ces gains sont soumis au régime des plus-values immobilières. En tant qu’associé, une partie de la somme vous sera versée sous forme de dividendes (exceptionnels). Vous devez ainsi les déclarer en plus des autres revenus imposables.

À ne pas rater !
Une Newsletter rien que pour vous !

Ne ratez plus aucune opportunité et recevez les meilleures actualités par email.

Adresse e-mail non valide
Essayez. Vous pouvez vous désinscrire à tout moment.
vincent cuzon
Vincent Cuzon