Immobilier en chute : liste les villes où les projets d'achat doivent être réajustés

Immobilier en chute : liste les villes où les projets d’achat doivent être réajustés

Le marché de l’immobilier en France a connu une crise inédite en 2023. Elle est étroitement liée à la hausse des taux d’intérêts pratiqués par les banques. Sans oublier la chute drastique du pouvoir d’achat. Zoom sur les villes les plus touchées par la crise immobilière !

Des villes moyennes à l’instar de Toulon et de Nimes  grippées

Le secteur de l’immobilier en France est entré dans une zone de turbulence depuis 2023. A l’évidence, certaines communes sont plus touchées par cette crise. En tête de liste figurent notamment les villes moyennes telles que Nimes et Toulon. Sans surprise, la plus importante baisse a été enregistrée dans la cité varoise, soit -20 mètres carrés. Nimes se trouve juste derrière Toulon avec une chute impressionnante de -18 mètres carrés. A titre de comparaison, c’est l’équivalent de d’une pièce.

Le Parisien rapporte que dans les grandes métropoles françaises, les acquéreurs ont perdu en moyenne 7 mètres carrés. Alarmante, cette situation s’explique notamment par la hausse des taux d’intérêts des banques. Rappelons que ces derniers avaient progressé de 4,20% fin 2023, contre 2,20% en décembre 2022. Cette statistique éloquente est aussi liée aux comportements des acquéreurs. Ils refusent catégoriquement de baisser leurs prix.

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Pour une mensualité de 1 000 € répartie sur 20 ans, un acquéreur aura perdu plus de 30 000 € de capacité d’emprunt par rapport à l’année précédente (2022). D’après les experts, il fallait abaisser les prix de 15% afin de compenser la hausse des taux d’emprunt sur un an. De fait, les ristournes observées sont de l’ordre de -5 à -7% en cas de tendance baissière.

En revanche, dans les grandes villes françaises, l’augmentation des taux d’emprunt a été compensée par la chute des prix immobiliers. Il y a donc un certain contraste entre les villes moyennes et les grandes métropoles.

Des baisses de prix dans les grandes métropoles en 2023

Dans les grandes métropoles ont connu une baisse progressive des prix de l’immobilier. Il s’agit en l’occurrence de Lyon (-8,4%), Bordeaux (-8,3%), Nantes (-5,1%), Paris (-4,8%) et Rennes (-2,6%). Paradoxalement, c’est ainsi que la hausse des taux a été compensée dans ces villes.

La crise immobilière qui date de 2023 a été alimentée par la hausse des taux d’intérêt. A cause de cette tendance alarmante, les acquéreurs immobiliers ont vu leur budget dégringoler. Depuis lors, leur capacité à investir est limitée. En parallèle, les conditions d’octroi de crédit immobilier se sont fragilisées. 60% des acheteurs ont pu bénéficier d’un financement à crédit.

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L’inflation galopante a énormément contribué à la chute du pouvoir d’achat des Français. La situation était devenue tellement drastique en 2023 que la demande sur le marché avait chuté. Sans parler de la crise énergétique qui sévit encore de nos jours.

Pour les primo-accédants, les baisses de prix de l’immobilier sont synonymes d’opportunités d’investissement. Ils peuvent ainsi accéder à la propriété sans pour autant débourser toutes leurs économies. De leur côté, les vendeurs sont pénalisés par la dévalorisation de la pierre.

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Vincent Cuzon