Zoom sur l’optimisation des retraits en assurance-vie cette année 2018

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Pour vivre une retraite paisible, l’assurance-vie est à coup sûr le placement idéal si l’objectif consiste à se constituer un revenu régulier tout à fait à la hauteur de ses attentes. Mais lorsque le souscripteur décide d’effectuer un rachat de contrat, il convient d’établir une stratégie de retrait optimale, car le but est de maximiser les gains. Donc, voici quelques conseils.

Bien connaître les conditions liées aux retraits d’une assurance-vie avant de se lancer

Dans le domaine de l’assurance-vie, une opération de retrait, appelée aussi rachat de contrat, consiste à encaisser l’intégralité ou une partie du fonds épargné avant le dénouement du contrat. Autrement dit, le capital peut être versé en totalité (rachat total), de manière épisodique (rachat partiel) ou de manière régulière (rachat partiel programmé). À noter que la demande de retrait peut se faire à tout moment sous deux conditions essentielles : les supports liés au contrat d’assurance-vie en question doivent être rachetables sans le moindre système de pénalité, le bénéficiaire du contrat doit également accepter le rachat sans réserve.

Avant de procéder au retrait anticipé, il convient de bien prendre en compte les paramètres liés aux besoins du souscripteur ainsi que ses objectifs, notamment le type de rachat à effectuer, ses supports financiers (fonds en euros ou unité de compte), son montant, sa date d’effet et l’option fiscale qui lui est rattachée. Pour pouvoir bénéficier pleinement de la somme retirée, il faut commencer les versements le plus tôt possible, car avec le temps, un contrat d’assurance-vie dispose d’un potentiel d’exonération considérable.

Exploiter toutes les pistes de réduction fiscale possibles

Avant tout retrait, il est indispensable de choisir une configuration fiscale optimale pour les intérêts. En effet, ces derniers sont imposés selon la tranche moyenne d’imposition (TMI) du souscripteur ou selon un prélèvement forfaitaire libératoire (PFL) qui peut tomber jusqu’à 7,5% si le contrat est ancien. Par ailleurs, avec la récente application du prélèvement forfaitaire unique (PFU) ou «flat tax», c’est-à-dire ce système d’imposition destiné aux gains générés par les contrats d’assurance-vie signés depuis le 27 septembre 2017, le choix est devenu assez discutable d’autant plus que les dispositions relatives à la dégressivité de l’impôt avec l’âge du contrat ont été abrogées.

Donc, la décision doit être prise en toute vigilance en ce sens qu’avec un TMI d’environ 14%, il est plus raisonnable d’opter pour le PFU de 12,8% lors d’un rachat. Après avoir étudié l’ensemble de ces paramètres, il faut remplir le formulaire de rachat avec l’accompagnement d’un conseiller, ou directement sur une plateforme dédiée. Pour rappel, un contrat d’assurance-vie comporte deux éléments : le capital et les intérêts (seuls les gains sont imposés).

Par conséquent, les contrats qui durent plus de 8 ans bénéficient également d’un abattement annuel de 4.600 euros pour une personne et 9200 euros pour les couples. Dans cette optique, pour optimiser la fiscalité d’un retrait, il vaut mieux privilégier les contrats âgés de plus de 8 ans affichant une faible performance.

D’autres astuces pour optimiser les retraits sur un contrat d’assurance-vie

Étant donné l’application du prélèvement à la source l’an prochain, cette année 2018 est fiscalement considérée comme une année «blanche». Cela dit, en matière d’impôt sur le revenu, seuls les revenus dits « exceptionnels » sont à déclarer, ce qui incite les épargnants à procéder à un retrait massif. Or, cette stratégie est très risquée, car une année blanche constitue un piège fiscal qu’il faudrait éviter à tout prix. La raison est simple : les gains obtenus via le contrat d’assurance-vie pendant l’année 2018 sont classés par le Code général des impôts comme des revenus exceptionnels.

La logique d’optimisation est donc infondée. Mais il ne faut pas se décourager, car cette année, la législation fiscale a apporté quelques changements, à savoir la taxation au taux moyen d’imposition et non plus au taux marginal d’imposition. Ce renouveau joue en faveur des contribuables, car le caractère progressif de l’impôt transforme le taux moyen d’imposition en une arme de réduction fiscale plus profitable que le taux marginal. La clause bénéficiaire est également à observer de très près si le retrait est partiel.

Effectivement, dans une logique de transmission patrimoniale, la désignation du ou des bénéficiaires doit être une décision mûrement réfléchie, aussi bien sur le fond que sur la forme. Elle doit être établie de manière à ce que l’assureur puisse identifier rapidement le bénéficiaire sans procédures drastiques.

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