L’assurance vie, qu’est-ce que c’est ?

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L’assurance vie, qu’est-ce que c’est ?

L’assurance vie mode d’épargne très prisé par les Français, elle était initialement un contrat permettant de garantir le versement d’une somme d’argent sous forme de capital ou de rente, selon le décès ou la survie de l’épargnant. On distingue ainsi le contrat d’assurance en cas de décès dite « contrat de prévoyance » ou « assurance décès » et le contrat d’assurance en cas de survie, « l’assurance vie » qui ne concerne que l’épargne du contrat souscrit.

Bien choisir son assurance vie est important et il ne faut pas seulement tenir compte des avantages fiscaux qu’elle peut procurer. De nombreux critères, clauses et modalités contractuelles sont à prendre en compte au moment de la souscription de votre assurance-vie.

Quatre acteurs entrent en jeu lors de la souscription d’une assurance-vie.

Le souscripteur, qui souscrit le contrat d’assurance-vie et est le propriétaire du contrat. Dans la majorité des cas, le souscripteur est également l’assuré. C’est le souscripteur qui désigne l’assuré et les bénéficiaires en cas de décès, verse les primes sur l’assurance-vie et est le seul à pouvoir retirer de l’argent de son vivant, interrompre ou prolonger le contrat. Son décès entraîne le versement du capital aux bénéficiaires désignés.

L’assuré est la personne sur laquelle repose le risque, puisque son décès déclenche le versement du capital ou de la rente.

En cas de vie, le souscripteur est généralement le bénéficiaire, en cas de décès c’est celui qui a été désigné par le souscripteur. Il est conseillé de désigner plusieurs bénéficiaires en cas de décès. Si vous ne désignez qu’un unique bénéficiaire et qu’il vient à décéder, les sommes investies sur le contrat d’assurance vie seront réintégrées dans la succession et ne bénéficieront alors plus des avantages fiscaux de l’assurance-vie.

Le dernier acteur est l’organisme assureur, c’est-à-dire la personne morale qui couvre le risque et verse les prestations de garanties si le risque se concrétise.

Les versements correspondent aux cotisations versées sur votre contrat. On distingue le versement unique, un seul et unique versement autorisé, effectué lors de la souscription ; le versement périodique, avec un montant et une périodicité fixes, défini à la souscription du contrat et le versement libre sans contraintes de montant ou de périodicité. Il est possible de souscrire plusieurs contrats d’assurance-vie et d’effectuer des versements, réguliers ou non et sans limites de montant, indépendamment du versement initial.

Les fonds investis dans les contrats d’assurance-vie restent disponibles, et la plupart des contrats permettent de récupérer la totalité ou une partie de son épargne. Il s’agit des rachats et des avances.

L’importance de définir ses besoins en termes d’assurance vie

Quel que soit votre objectif, choisir une assurance vie dépend du niveau de sécurité espéré et des risques que vous êtes prêts à prendre avec votre épargne.

On distingue deux types de contrat d’assurance vie.

Egalement appelé fonds garanti, le fonds en euros est une assurance-vie entièrement sécurisée : vous n’aurez aucun risque de perdre votre épargne et les intérêts dégagés, bien que limités, sont garantis. En 2015, près de 80 % des placements d’assurance-vie des Français se sont faits sur un fonds en euros. Aujourd’hui ces contrats se font rares, car les rendements chutent d’année en année (2,5 % en moyenne en 2014).

Le contrat multisupport ou « en unités de compte », est lui un investissement réparti sur les « unités de compte » (OPCVM, produits structurés, immobiliers…). Vous pouvez gagner plus qu’avec un fonds en euros, mais cela reste plus risqué. En fonction du degré d’aversion au risque de l’assureur, l’allocation s’adaptera pour répondre à la demande de l’assuré.

La majorité des contrats multisupport vous permettent de modifier à tout moment la répartition de vos investissements.

Comme constaté précédemment, l’assurance-vie répond à divers objectifs différents et s’adresse à un grand nombre d’épargnants/investisseurs :

  • Constituer un patrimoine financier
  • Constituer une retraite
  • Transmissions d’un capital à vos proches

L’assurance vie est donc un produit bancaire qui se rapproche de l’épargne. En général, c’est une offre bancaire qui est utilisée une fois que les plafonds des différents livrets d’épargne « standards » sont atteints, même si ce n’est pas toujours le cas. A la différence des livrets d’épargne (livret A, livret développement durable, PEL), l’assurance vie présente un peu plus de risque. En fonction de votre sensibilité au risque, vous pouvez orienter votre assurance vie vers plus de performance, ou au contraire plus de sécurité.

Les frais de l’assurance vie

La performance de l’assurance-vie ne réside pas uniquement dans le choix du ou des supports. En effet, un bon contrat est également déterminé par le montant des frais s’y rapportant. Différents types de frais s’appliquent sur votre contrat d’assurance vie.

Les frais de versements ou frais d’entrée, en moyenne entre 2 et 5 % du montant des fonds versés sur votre assurance vie, seront prélevés à chaque versement que vous effectuerez. Notez que ces frais doivent être mentionnés dans la notice informative remise lors de la souscription de votre contrat et qu’il est conseillé de ne pas choisir un contrat d’assurance vie avec des frais d’entrée supérieurs à 3,5 %.

l'assurance vie

Les frais de gestion, prélevés chaque année sur la valeur totale de votre capital, permettent de rémunérer l’assureur pour la gestion de votre contrat. Ces frais portent sur la totalité des sommes nettes versées (frais de versements déduits) et sur les intérêts générés. A moyen/long terme, des frais de gestion élevés sont défavorables à votre capital. Choisir un contrat d’assurance vie avec des frais de gestion peu élevés et des frais de versements plus élevés est donc parfois préférable. Assurez-vous bien que ces frais de gestion annuels ne seront pas supérieurs à 1 %.

Les contrats multisupports

Pour les contrats multisupports, il faudra également tenir compte des frais d’arbitrage qui seront prélevés lorsque vous changerez la nature d’un actif de votre contrat, lors du transfert de capital d’un support vers un autre, par exemple. Ce type de frais dépend de votre contrat : il peut être en pourcentage, entre 0,25 et 1 % du montant, ou en forfait de frais prédéfinis et prélevés à chaque transfert. Certains courtiers proposent des contrats d’assurance-vie sans frais d’entrée et avec des frais de gestion très faibles. Les frais d’arbitrage ne sont eux rarement nuls.

D’autres frais sont appliqués sur un contrat d’assurance vie. C’est le cas des prélèvements sociaux, ou contributions sociales, annoncés en net et qui incluent la CSG (Contribution Sociale Généralisée) ou la CRDS (Contribution au Remboursement de la Dette Sociale). Des frais de sortie anticipée peuvent également s’appliquer si le souscripteur décide de clôturer son contrat avant la fin de son terme.

Des frais dits « cachés », généralement inclus dans les frais de souscription du contrat d’assurance vie, peuvent également s’appliquer pour certains investissements comme les investissements en OPCVM (SICAV et fonds communs de placement).

L’assurance vie, fiscalité et succession

L’assurance vie reste l’un des rares placements sans plafond dont les intérêts sont peu, voire jusqu’à un certain montant, pas du tout fiscalisés. La fiscalité de l’assurance-vie s’applique lors d’un retrait de fonds, total ou partiel, effectués de votre vivant et sur les gains générés et calculés au prorata des sommes retirées.

Ainsi, à partir de la 8ème année de votre contrat, si vous effectuez un retrait ou rachat partiel de votre contrat ou que vous le fermez, ce qu’on appelle un rachat total, vos plus-values sont exonérées d’impôts dans la limite de 4 600 euros par an si vous êtes célibataire, divorcé ou veuf, et 9 200 euros par an si vous êtes en couple et soumis à l’imposition commune. Au-dessus de ces montants, les plus-values sont, par défaut, soumises à l’impôt sur le revenu au barème progressif, vous êtes alors imposé à votre taux marginal d’imposition. Si vous avez opté pour le Prélèvement Libératoire Forfaitaire (PLF) vous serez imposé au taux de 7,5 %.

Si vous rachetez votre contrat pendant les 8 premières années, les plus-values réalisées sur votre contrat seront soumises par défaut à l’impôt sur le revenu au barème progressif.
La fiscalité de l’assurance vie ne s’applique pas en cas de fermeture « forcée » du contrat. Il n’y a pas d’imposition si le souscripteur (ou son conjoint) est licencié, subit une mise en retraite anticipée, en cas de cessation d’activité non salariée dans le cadre d’une liquidation judiciaire ou d’invalidité.

Les prélèvements sociaux (CSG-CRDS) sont maintenus dans tous les cas et sont prélevés à la source.

En terme de succession

L’assurance vie reste le placement le plus favorable fiscalement. L’assurance vie est considérée comme « hors succession » et bénéficie donc d’une exonération de droits de succession dans la limite de certains plafonds. Dans le cas de décès, le ou les bénéficiaires de votre contrat d’assurance vie percevront la totalité des capitaux. Avant les 70 ans de l’assuré, les sommes versées sont exonérées d’imposition dans la limite de 152 500 euros par bénéficiaire. Après les 70 ans de l’assuré, les sommes brutes versées sont soumises aux droits de mutation en cas de décès après un abattement global de 30 500 euros, et dépendent du degré de parenté entre le bénéficiaire et l’assuré.

Ainsi, pour choisir et souscrire votre assurance-vie, il vous faudra comparer avec attention la rentabilité globale du contrat, le montant des frais de gestion et autres frais, et dans le cas d’un fonds en euros, le rendement et la régularité.

La souscription à l’assurance vie peut se faire auprès de plusieurs organismes (compagnies d’assurance, mutuelles, banques, cabinet de conseil en gestion du patrimoine, courtier en assurance, etc.). Des contrats de l’assurance vie sont également de plus en plus disponibles sur Internet via les organismes bancaires, les compagnies d’assurance ou les courtiers en ligne. Dans tous les cas, et quel que soit le lieu de souscription, un contrat de l’assurance vie reste soumis aux règles du code des assurances et doit toujours être signé avec un assureur agrémenté par le ministère des Finances.

Quelle assurance vie choisir ?

L’horizon de placement sur un contrat d’assurance est par nature moyen voire long terme. Il faut donc choisir avec précaution son contrat et son allocation en fonction de votre profil investisseur. Le premier travail à faire est bien évidemment de s’interroger sur le but de cette action (constituer une épargne, transmettre un capital ?) ainsi que sur la durée et la performance souhaitée.

Si vous n’êtes pas sûr de vous, ou ne savez pas quelle orientation donner à votre assurance vie, l’idéal est de se faire guider par un courtier en ligne. Renseignez tout simplement les informations vous concernant, le montant de votre apport, les montants que vous souhaitez verser, etc… et nos experts vous expliqueront quelle est la méthode d’investissement la plus adaptée.

Pour comparer les contrats de l’assurance vie, deux solutions sont possibles :

Comparer les frais, ou comparer les supports éligibles. En effet, certains contrats vous proposeront peut-être un taux rendement intéressant, mais auront des frais de gestion et des frais de dossier plus élevés que le reste du marché. Des données qui peuvent vite faire pencher la balance en termes de rendement net.

Notre équipe constituée de professionnels indépendants vous permettra de trouver le produit qui vous convient le mieux. Ainsi, à travers une sélection de critères vous pouvez rapidement et en toute simplicité parcourir les offres du marché.

L’assurance vie est aujourd’hui un des placements préférés et présente de nombreux avantages notamment sur la diversité des supports (plus de 32 000 !), sur le choix de la durée et délivrant une fiscalité attractive.

L’enveloppe de l’assurance vie permet de se constituer un patrimoine financier, une retraite ou de transmettre un capital.  Nous avons passé au crible les meilleurs contrats de l’assurances vie du marché en fonction de vos besoins et de vos attentes. N’attendez plus pour profiter de notre expertise et de nos préconisations ! Contactez-nous ;)

Benoit Yerle

Benoit Yerle

Conseiller en Gestion Privée, je suis de très près et sélectionne les actifs à détenir absolument au sein de son assurance-vie. Je propose les meilleurs plans pour préparer sa retraite.
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