Location saisonnière : Les conseils

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Lorsqu’un propriétaire d’une maison souhaite partir en voyage, il oublie souvent qu’il est possible de la louer en son absence (location saisonnière de courte durée). Les locataires peuvent également louer un appartement en obtenant l’accord du propriétaire. Certes, la rentabilité n’est pas toujours au rendez-vous, mais cela permet quand même de percevoir un complément de revenu non négligeable.

Location saisonnière : le choix du bien immobilier à louer

Le propriétaire d’une maison peut louer son appartement en son absence. C’est à lui de décider s’il souhaite le louer pendant quelques mois ou durant toute une année. En ce qui concerne le choix du type de bien immobilier à louer, il est possible de louer sa résidence principale ou sa résidence secondaire ou les deux en même temps. En tout cas, la location saisonnière s’adresse particulièrement aux propriétaires souhaitant percevoir des revenus supplémentaires (loyers) sur une période déterminée. Cette rente permettra à l’acquéreur d’amortir l’achat de la résidence secondaire de son choix.

Location saisonnière : pour qui ?

Un locataire peut très bien louer un appartement qui ne lui appartient pas. Pour ce faire, il doit d’abord obtenir l’accord du propriétaire pour éviter d’être poursuivi en justice. Il pourra ensuite opter pour la sous-location d’un logement vide en signant un contrat de bail avec le propriétaire.

Sinon, il peut se tourner vers la location meublée. Si le bail a été signé avant le 27 mars 2014, ce sera le propriétaire qui validera le tarif de la sous-location. Au-delà de cette date, le locataire est tenu de fixer le prix du loyer, mais si une clause l’interdit dans le contrat, le propriétaire aura toujours le dernier mot. Il est d’ailleurs possible de consulter un modèle de demande d’autorisation de sous-location au propriétaire auprès de l’Institut National de la

Consommation pour simplifier la tâche

Le propriétaire d’une résidence (principale ou secondaire) a le droit de louer son bien immobilier en son absence. C’est lui qui fixe le prix du loyer et détermine la durée de la location saisonnière. Selon la loi en vigueur, le propriétaire ne peut pas louer sa résidence principale pendant plus de 120 jours par an.

En tout cas, l’annonce devra être présentée avec un numéro d’identification dans certaines villes (Paris, Nice, Bordeaux…). À noter que la location saisonnière peut dépasser les 120 jours si le propriétaire a décidé de louer sa résidence secondaire lors de ses vacances ou lors d’un voyage d’affaires important prolongé. Pour cela, il devra remplir le formulaire Cerfa n° 14004*03 (déclaration meublée) et l’adresser au maire de la commune du logement concernée.

 location saisonnière Les étapes à suivre pour réussir

Les étapes à suivre pour réussir sa location saisonnière

Faire appel à une agence immobilière

Réussir la location saisonnière de son appartement est loin d’être une mince affaire. En effet, il faut passer par tous les aspects logistiques et respecter toutes les démarches pour déclarer son activité de location saisonnière. Un propriétaire qui a envie de partir en vacance n’aura pas assez de temps pour remplir toutes ces conditions. C’est d’ailleurs la raison pour laquelle il est préférable de faire appel à une agence immobilière spécialisée en location saisonnière. Pour rappel, celle-ci peut proposer des honoraires élevés, soit 20 à 40 % du prix de la location.

Visiter un site spécialisé en location saisonnière

Au lieu de faire appel à une agence immobilière pour louer son appartement pendant une période déterminée, le propriétaire peut visiter un site web spécialisé en location saisonnière. Ainsi, il sera plus facile de rencontrer des locataires potentiels répartis sur toutes les villes de l’Hexagone ou même des touristes qui souhaitent vivre dans le pays pendant une certaine période.

En tout cas, Abritel, Airbnb, Wimbu et Homelidays.com proposent ce genre de service aux visiteurs de leurs sites. Le Bon Coin est sûrement d’un des meilleurs de sa catégorie étant donné qu’il compte plus de 4 millions de visiteurs par mois. Une annonce postée sur un site spécialisé en location saisonnière peut coûter entre 20 et 90€, le tarif sera fixé en fonction de la durée de parution de celle-ci.

Dans tous les cas, il est important de savoir attirer l’attention des locataires sans mentir. Le propriétaire peut par exemple présenter les atouts du bien immobilier à louer (grande terrasse, proximité des transports en commun, vue imprenable sur la ville…). Les photos publiées sur le site doivent être impeccables (pas trop retouchée) pour inciter les locataires à venir s’installer dans la résidence principale.

Louer son logement à des connaissances

Il est vrai que l’intervention d’une agence immobilière permet de trouver des locataires fiables plus rapidement, les annonces postées sur les sites spécialisés en location immobilière sont aussi très efficaces. Par contre, tout cela nécessite de l’argent. Dans ce cas, il est possible de louer sa résidence principale en direct, c’est-à-dire grâce à des connaissances. Le propriétaire pourra ainsi louer son logement sans se ruiner et partir en vacance l’esprit libre. Quoi qu’il en soit, les imposteurs ne manquent pas sur le réseau. C’est pourquoi il est important de rédiger un contrat et de réaliser un état des lieux.

Louer son logement à des connaissances

Qu’en est-il de la fiscalité de la location saisonnière en France ?

Les revenus issus d’une location meublée non professionnelle (LMNP) sont systématiquement soumis à l’impôt sur le revenu (IR) et doivent être déclarés dans la catégorie des bénéfices industriels et commerciaux (BIC). Dans tous les cas, il existe différents régimes d’imposition. Le régime micro-entreprise s’applique aux revenus perçus de la location saisonnière si le montant des recettes déclarées est inférieur à 170 000 € par an (70 000 € pour les locations meublées classiques.

Après l’entrée en vigueur de la loi de finances 2017, les revenus supérieurs à 23 000 € provenant de la location saisonnière en LMNP sont soumis aux cotisations RSI (régime social des indépendants) et aux prélèvements sociaux. En tout cas, la location saisonnière sous le régime réel est aussi possible.

Dans ce cas, le revenu imposable du propriétaire sera l’équivalent de la différence entre ses recettes et ses charges liées à la location, à l’achat, à la conservation et l’entretien de la résidence (travaux d’aménagement, électricité, chauffage, taxes locales…). En clair, il pourra déduire les droits de mutation payés lors de l’acquisition, soit en une seule fois l’année d’acquisition, soit en étalant cette imputation sur 5 ans.

La location d’un logement présente à la fois des avantages et des inconvénients

L’avantage principal de la location d’un logement est le fait qu’elle permet de percevoir des revenus locatifs réguliers surtout si les biens loués sont nombreux. Grâce aux loyers versés par les locataires, le propriétaire pourra rembourser le prêt immobilier qu’il a sollicité auprès d’une banque. Il pourra d’ailleurs utiliser ce complément de revenu pour rendre le logement encore plus attrayant en finançant les travaux d’amélioration avec les revenus encaissés.

En revanche, le propriétaire doit s’occuper de la gestion locative du bien loué (vide ou meublé) pendant toute la durée du bail de location. Ce qui est loin d’être une tâche aisée (réalisation des annonces sur les sites, remise et restitution des clés et état des lieux). C’est seulement après cela que le propriétaire peut partir en vacance ou en voyage d’affaires. Pour simplifier la tâche, il est fortement conseillé de confier la gestion locative des biens à des professionnels (gestionnaires de patrimoine).

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