03/09/2019

Crowdfunding

Crowdfunding

Qu’est-ce que le Crowdfunding immobilier?

Règlementé par l’Autorité des Marchés Financiers (AMF), le crowdfunding immobilier ou financement participatif immobilier est une solution de placement qui permet à une personne qui souhaite investir de réaliser un rendement intéressant dans une période courte dans l’immobilier.

Selon le degré de risque qu’est prêt à encourir l’investisseur et du cours du marché immobilier, son placement pourra lui faire générer des gains qui tournent autour de 8 à 12%.Un placement novateur mis en place en France en 2011, le financement participatif immobilier est un investissement accessible à tous les particuliers et les personnes morales à partir de 1000 euros.

En effet, le crowdfunding est une opération de « co-investissement » qui consiste à prêter de l’argent, à partir d’un support de financement participatif, à un promoteur immobilier afin que celui-ci finance un ou plusieurs programmes immobiliers tels que bureaux, locaux commerciaux ou logements sociaux et dont le but est de bénéficier d’un rendement élevé par rapport à d’autres investissements immobiliers.

Cependant il faut noter que le placement en crowdfunding immobilier est un investissement qui est très limité dans le temps comportant une date de souscription bien définie et une période d’échéance (16 à 36 mois).

Diversifier ses investissements grâce au Crowdfunding

Le crowdfunding est un placement et comme pour tout placement la diversification est un point clé pour s’assurer une rentabilité et limiter les risques de perte liés à l’investissement. Après le choix de la plateforme de financement participatif, tout comme dans le marché boursier, il faut savoir diversifier son argent sur plusieurs supports au lieu de tout mettre d’un coup sur un seul projet. Choisir plusieurs projets ou supports permettra de s’assurer des revenus réguliers. On peut par exemple prêter la même somme sur plusieurs projets ou bien les pondérer en fonction des risques possibles.

Symbole de désintermédiation financière, on peut retrouver trois sortes de crowdfunding qui sont le placement de fonds direct en capital (obligation), le prêt ou le don. Si ce sont des manières de diversifier son investissement, la personne désireuse d’investir en crowdfunding devra cependant penser à analyser certains facteurs dans la sélection des projets de placement notamment la nature de ces potentiels projets, les montages proposés et bien évidemment les risques encourus en choisissant lesdits projets.

Les différentes formes de financement ParticipatifCrowdfunding

 

Comme vu un peu plus haut, on note trois formes de financement participatif. Le crowdfunding en don est le mode le plus connu des particuliers car il s’agit au lancement d’un financement participatif sollicité par les associations et entreprises à vocation sociale et solidaire pour financer un projet qui n’a pas pu obtenir un crédit bancaire traditionnel.

Mais actuellement, cette forme s’est vulgarisée et comme les toutes les entreprises ont le droit de faire appel à un don, elles sont devenues nombreuses les sociétés qui se sont établies sur les plateformes de crowdfunding et recourir au financement participatif en don.

L’ordonnance du 30 mai 2014 à la suite des assises du financement participatif a permis aux plateformes de crowdfunding de mettre un système de prêt qui avant était pour rappel totalement monopoliser par les établissements bancaires, Le crowdfunding en prêt est depuis accessible à toutes les sociétés de grande ou petite taille qui souhaitent se faire financer le lancement d’un nouveau produit ou son expansion ou tout autre projet. Il est cependant très régularisé, la rémunération du prêt ne peut par exemple excéder les 1000 euros et le total de l’emprunt ne peut dépasser 1.000.000 euros.

Le crowdfunding en investissement de capital ou crowd-equity, autorise des investisseurs à prendre part au capital d’une entreprise dont le CA avoisine entre 100 000€ et 1 000 000€. Il est à cet effet destiné à des investisseurs qui ont largement les moyens de devenir coactionnaires dans de telles boites. En échange, il (l’investisseur) aura un droit de vote au cours des assemblées et un droit aux dividendes de la société.

Enfin, on peut également trouver une forme de crowdfunding qui est le crowdfunding obligataire (on retrouve dans cette forme le financement participatif immobilier) qui permet aux entreprises d’émettre des obligations à un taux fixe et de déterminer le montant du financement participatif en amont. Toutefois ces entreprises émettrices devront rembourser les sommes plus intérêts quand le financement à échéance.

Comment choisir vos plateformes de crowdfunding ?

Le principal avantage des projets de financement participatif par rapport à d’autres projets de placement est qu’ils sont extrêmement flexibles. Il existe autant de stratégies différentes pour mener une campagne de financement participatif gagnante qu’il y a de campagnes elles-mêmes, mais quelques méthodes et plateformes clés se sont révélées être les plus efficaces pour tous types de projets.

Cette souplesse relative signifie que divers éléments peuvent avoir une incidence sur les stratégies de financement participatif. Une campagne organisée au hasard ne réussit que très rarement. Il faudra prendre le temps d’examiner les détails de la campagne avant de commencer.

La plateforme que l’investisseur choisira pour héberger sa campagne de financement participatif jouera un rôle déterminant dans sa stratégie et son succès. Il y a entre autre 5 choses essentielles à considérer avant de choisir une plateforme de financement participatif :

  • Les objectifs spécifiques du crowdfunding
  • Le but de la campagne de financement participatif
  • La structure de la plateforme de crowdfunding
  • Les options de personnalisation de projet de la plateforme
  • Les restrictions de la plateforme

Crowdfunding : la réglementationFinancement participatif

 

Nombreuses sont les plateformes de crowdfunding qu’on retrouve actuellement sur le marché mais pour qu’une plateforme de financement participatif soit légale, elle doit porter l’un des statuts ci-après :

  • Conseiller en Investissement Participatif (CIP)
  • Prestataires de Services d’Investissement (PSI)
  • Intermédiaire en Financement Participatif (IFP)

Hormis ces statuts, une plateforme de financement participatif doit également respecter d’autres obligations légales qui sont contrôlées et inspectées par les autorités financières.

Dans un souci de protection des particuliers par exemple, l’AMF exige que des informations détaillées doivent être publiées sur le site internet de la plateforme de financement participatif, notamment en ce qui concerne les caractéristiques du projet à financer, l’offre de valeurs mobilières et les frais facturés à l’investisseur.

Pour les prêts et les dons, l’AMF autorise les particuliers à octroyer, sous certaines conditions, un emprunt rémunéré au taux fixe, et crée le statut d’intermédiaire de financement participatif (IFP pour «intermédiaire en financement participatif») qui correspond à l’activité d’établissement de relation à partir d’un site Web, entre les promoteurs de projet et les personnes finançant le projet au moyen de prêts avec ou sans intérêt, ou bien de dons.

Quelles sont les avantages du Crowdfunding ?

L’idée du crowdfunding n’est pas seulement de faire du microfinancement à l’aide de fonds publics, mais aussi de faire participer un grand nombre de personnes à la réalisation d’un projet, de recueillir les réactions des clients, de tester et de promouvoir de nouveaux produits.

La beauté du financement participatif réside dans le fait que les entreprises peuvent obtenir des fonds et que les sponsors effectuent des investissements entièrement sans la médiation des banques, des bourses de valeurs et des fonds de capital-risque.

Un autre grand avantage des plateformes de financement participatif est qu’elles ont grandement optimisé le processus de collecte de fonds. Le tout est devenu plus simple et moins bureaucratique.

Quelles sont les risques du Crowdfunding ?

Comme pour tout investissement, il existe des risques associés aux investissements de financement participatif. Les trois principaux risques à prendre en compte lors de l’investissement sont :

  • L’entreprise peut échouer ou ne pas se développer suffisamment pour offrir un rendement aux investisseurs (Si cela se produit, l’investisseur ne retrouvera pas son argent).
  • Même si l’entreprise réussit, l’investissement risque de ne pas être encaissé immédiatement (Cela signifie que l’investissement restera longtemps dans l’entreprise, souvent plusieurs années, et qu’il est peu probable que l’investisseur puisse revendre sa part ou retirer son investissement rapidement, s’il en besoin).
  • La participation dans l’entreprise peut être diluée (Si l’entreprise lève plus de fonds à une date ultérieure (comme le font la plupart des startups), le pourcentage du capital détenu peut diminuer par rapport à l’achat initial. La dilution en soi n’est pas une mauvaise chose, mais il faut en prendre conscience.