28/08/2019

Investir en Immobilier

Investir en immobilier

L’investissement en immobilier est la solution préférée des français puisqu’il est largement fructueux d’investir en immobilier qu’en autres types de placements disponibles sur le marché, que ce soit en s’acquérant à un immeuble neuf, ancien ou à rénover.

De plus, il est important aussi de choisir entre immobilier neuf ou ancien puisque le régime fiscal appliqué est différent. Néanmoins, investir en immobilier neuf est beaucoup plus avantageux. En effet,  lorsque le bien est neuf les frais de notaires seront également moindres soit 2 à 3% dans le neuf, contre 6 ou 7% dans de l’ancien.

Le deuxième paramètre à prendre en compte, c’est le mode de financement. Il est prudent de contracter un prêt immobilier, et ce, même si l’on dispose déjà des ressources nécessaires pour se procurer du bien. Ces paramètres contribuent à une orientation positive afin de mener à bien son projet d’investissement en immobilier.

Tableau comparatif des différentes solutions d’investissement en immobilier

Solution
RESIDENCE Principale/Secondaire
Investissement locatif
scpi
SCPI
CROWDFUNDING
CROWDFUNDING
SIIC & REIT
Crédit en ligneDécouvrir LMNPInvestir en ScpiDécouvrir CrowdfundingInvestir en France
Statut de l’investisseurPropriétairePropriétaire bailleurPropriétaire associéCréancierActionnaire
Ticket d’entrée minimum> 50 000 €> 50 000 €500€1 000 €100€
Frais d'entréeFrais de notaire : 7-8% (neuf = 2-3%)Frais de notaire : 7-8% (neuf = 2-3%)Frais d'acquisition : de 5 à 9%0 fraisCoût d'ordre : 0,1 %
FiscalitéZéro impôts sur les loyers "implicites"( taxe habitation majorée jusqu'à 60% pour les résidences secondaires)Divers régimes disponiblesFiscalité de l'assurance-vie ou Fiscalité des revenus fonciers si achat en directFiscalité des obligations : flat tax 30 %Fisca du compte-titres (CTO) : flat tax 30 %
LiquiditéPlusieurs mois pour vendre Plusieurs mois pour vendreEn assurance-vie : excellente
En direct : bonne
À l'issue du projet immobilier généralement 2 ansExcellente: vente en 1 clic
RendementRésidence principale : économie de loyer
Résidence secondaire : achat ou rentabilisation possible en location saisonnière
Très aléatoire selon le bien : de 1% à 10% netEnviron 4% net (loyers)Environ 6% net (intérêts)Environ 4% net (dividendes)
Implication de gestionEntretien et travauxGestion locative, Déclaration fiscale, Entretien et travaux...Déclaration fiscale des loyersDéclaration fiscale des intérêtsDéclaration fiscale des dividendes

Comparaison des différents moyens d’investir en immobilier

A titre d’information, l’immobilier est le premier poste budgétaire des Français. Ainsi, si l’on s’intéresse aux différents moyens d’investir en immobilier : Investissement locatif, SCPI, Crowdfunding, lequel choisir?

Investissement en Immobilier locatif

L’investissement locatif consiste en l’acquisition d’un ou plusieurs biens immobiliers neufs, anciens ou à rénover dans le but de les mettre en location. Le propriétaire du bien a le contrôle total sur sa gestion. Toutefois, il présente un caractère assez contraignant, comme celui d’assumer seul son emprunt, mais également de se charger lui-même de trouver un locataire.

Bien entendu, la rentabilité découlera directement du rapport entre le coût de revient du logement (achat, intérêt d’emprunt, travaux…) et le montant du loyer net. Par conséquent, les rentes pour ce type d’investissement sont de nature très variables, et dépendent en grande partie de la qualité de l’investissement.

Il faut savoir qu’un taux de rentabilité de 2 à 4 % s’avère insuffisant, voire même médiocre. Par contre, l’investisseur peut tout à fait améliorer le rendement de son investissement, en optimisant les détails de son projet (achat négocié, travaux réalisés par soi-même, utilisation du mécanisme du déficit foncier…), ainsi, le rendement pourra atteindre les 7 à 8 % (rarement les 10%).

Investissement en SCPI

L’investissement en Scpi (société civile de placement immobilier) consiste à acquérir des parts d’une Scpi en vue de se constituer des revenus complémentaires, préparer sa retraite et/ou sa succession. En effet, la Scpi est une société civile de placement immobilier qui a vocation de collecter des fonds au près des investisseurs appelés « associés » en vue de se constituer un patrimoine immobilier locatif.

La Scpi est agréée et contrôlée par l’AMF, Autorité des marchés financiers. Sa gestion est déléguée à une société de gestion de patrimoine spécialisée. Celle-ci se charge de l’acquisition, l’entretien et la mise en locations des biens immobiliers ainsi que la distribution de revenus potentiels réguliers aux associés et ce au prorata de leurs parts détenues.

Grâce aux Scpi, l’épargnant bénéficie de la possibilité d’investir en immobilier (résidentiel, professionnel, commercial…) et jouir des bénéfices qui en découlent telles que les loyers, les plus-values de revente, pratiquement tous les trimestres. La participation dans les parts de SCPI permet donc à l’investisseur de pouvoir s’octroyer un revenu régulier, et ce, sans avoir la contrainte de devoir gérer un locataire ou encore de subir les nombreux imprévus liées à la gestion d’un bien en direct.

En termes de rendements, le taux de distribution sur valeur du marché (indicateur de performance) des Scpi varie en moyenne entre 4 à 7%.

Investissement en Crowdfunding immobilier

L’opération de crowdfunding immobilier, permet à des particuliers de réunir leur épargne auprès d’une plateforme spécialisée en vue de réaliser un projet de promotion immobilière. Les investisseurs reçoivent ainsi, de manière obligatoire, un coupon dont le niveau de rentabilité peut grimper jusqu’à 9 ou 10%. L’investissement en crowdfunding présente donc, un niveau de rentabilité figurant parmi les plus avantagés du marché de l’immobilier. Ajouté à cela, l’offre est munie de plusieurs garanties, afin de limiter au maximum les risques liés à la perte de capital.

Chaque type de placement immobilier présente ses propres avantages et faiblesses. Toutefois, le crowdfunding immobilier semble être le plus intéressant, car il présente à la fois différentes garanties liées aux investissements, mais également un taux de rendement très élevé.

Toutes les solutions pour investir en immobilier

Que ce soit dans le but de se constituer un patrimoine à long terme hérité par plusieurs générations, d’obtenir des revenus réguliers et garantis, ou encore de compléter et d’assurer sa retraite, l’immobilier est indubitablement une solution salvatrice pour le ¾ des Français. Toutefois, bon nombre de questions méritent d’être soulevées avant d’entreprendre les achats ou les travaux. Il s’agit effectivement des questions qui concernent la fiscalité, le crédit, les taux liés à l’emprunt, ou encore autour de la rentabilité. Ainsi, SCPI, LMNP, EHPAD, Crowdfunding, OPCI, Foncières cotées, Résidence principale / Secondaire, Investissement locatif Direct, ou encore Investissement en colocation, envahissent le marché pour donner vie aux projets des investisseurs immobiliers.

1- Investir en immobilier : SCPI
meilleures SCPI du moment image

La SCPI se positionne comme étant la solution d’investissement capable de contourner la volatilité du marché. Tout d’abord, il faut savoir qu’il existe 03 types de SCPI (Scpi de rendement, Scpi fiscale et plus-value). Même si les principes de leur fonctionnement restent assez similaires. Ainsi, investir en immobilier via la SCPI, consiste à investir dans un parc immobilier et non dans un bien précis. Le mécanisme se déroule comme suit : une société gérant la SCPI collectera des fonds d’investissement provenant des investisseurs. Parallèlement, elle procède à un tri sélectif des actifs immobiliers qui méritent de se faire valoir un investissement en SCPI, c’est-à-dire en s’alignant sur la stratégie patrimoniale en vigueur.

Pour plus de précision, si l’on prend un exemple sur une SCPI de rendement, la société de fonds mutualisé achètera un bureau, et ce,en vue de le soumettre à un bail commercial. Par la suite, elle pourra toujours acquérir de nouveaux immeubles pour agrandir son parc immobilier. Au final, l’investisseur sera détenteur de parts qui seront représentatives de sa quote-part dans ce parc immobilier. Ce dernier s’adjugera donc d’un prorata sur les loyers, que l’ensemble des investisseurs aura versé. Cette action lui permettra de ce fait, de diluer son risque locatif sur un grand nombre de locataires, grâce à sa forte mutualisation. Le rendement des SCPI atteint en moyenne les 4,6%, et 6% pour les plus performantes

2- Investir en immobilier : LMNP

Le LMNP ou Louer en Meublé Non Professionnel, offre la possibilité à un particulier de devenir propriétaire d’un bien meublé. A travers ce système, le propriétaire percevra des revenus locatifs (non imposés, dans le cadre d’un achat de bien neuf, connu sous l’appellation de Censi-Bouvard). Ce type d’investissement est particulièrement intéressant s’il s’agit de résidences LMNP de « services », destinés à une certaine classe d’usagers à savoir, étudiants, touristes, hommes d’affaires, et en particulier les seniors, etc. Ainsi, la LMNP concerne surtout la location de logements meublés dont les revenus qui y sont générésn’excèdent pas la somme de 23 000 € par an pour le propriétaire, équivalente à50% de ses revenus globaux par an.

L’investissement en tant que loueur meublé non professionnel est un investissement à long terme qui est fait pour être conservé et non revendu. La valorisation du bien se fera donc au fil des années. Les conditions d’accès au statut LMNP favorisent notamment les contribuables qui planifient leurs retraites, bien qu’un public plus élargi est toujours éligible à ce système.

A titre informatif, il faut savoir que le statut LMNP existe depuis 1949, et se trouve être l’une des plus vieilles niches fiscales de France. Etant l’un des dispositifs de défiscalisation les plus performants

3- Investir en immobilier : EHPAD

Egalement connu sous le nom de maison de retraite, l’EHPAD est un Etablissement d’Hébergement pour Personnes Agées Dépendantes. C’est une variante du système LMNP, dans le sens où il permet d’acheter une chambre au sein de l’une de ces structures, destinée par la suite à la location pour les personnes âgées de plus de 60 ans, en perte d’autonomie physique et/ou psychique, et qui ne peuvent plus ainsi, être maintenues à domicile. Le pensionnaire n’intervient nullement dans les contrats de bail, mais ce sera plutôt le gestionnaire de l’établissement EHPAD qui se placera comme locataire signataire.

Les services octroyés dans ce type établissement consistent en une assistance permanente dans la vie quotidienne (repas, coucher, lever, toilette, blanchisserie…), mais également des soins médicaux qui leur seront entièrement personnalisés, des séances de divertissement…

Il est à noter que, 6% des personnes âgées de plus de 85 ans vivent aujourd’hui en EHPAD. Le statut de l’EHPAD peut être Public, Privé à but lucratif ou privé associatif.Cela montre que ce marché est encore prometteur et ne connaitrait surement pas de crise, vu la structure vieillissante de la population française.

Pour ne pas se tromper sur son choix, il faut distinguer par définition un établissement médicalisé ayant un statut d’EHPAD. Il doit d’abord avoir conclu une convention, dite convention tripartite, et ce, avec le Conseil Départemental et l’ARS (Agence Régionale de Santé). Ladite convention obligera ainsi l’établissement à suivre et à appliquer un cahier des charges, qui sera le garant de la qualité d’accueil, mais également de la qualité de la prise en charge des résidents. En outre, la convention tripartite fixera les moyens financiers de fonctionnement de l’établissement.

4- Investir en immobilier : Crowdfunding

Le Crowdfunding est un service de financement dédié à l’immobilier. Il se base notamment sur la mise en relation des porteurs de projets immobiliers, avec des particuliers intéressés par un investissement partiel de leur épargne. Le crowdfunding immobilier couvre un large éventail de projets comme, la construction de logements, de bureaux, mais aussi de locaux commerciaux. Il faut également savoir que, dans sa globalité, ces financements participatifs n’engagent qu’une partie du coût total du projet. Ainsi, des emprunts bancaires devront être également engagés par les promoteurs.

Le crowdfunding n’est pas sélectif quant au profil de l’investisseur voulant y prendre part. Etudiants, retraités, personnes actives, s’intéressent progressivement au crowdfunding. Toutefois, c’est la dernière catégorie qui constitue près de la moitié des investisseurs : 45% se situent ainsi entre 35 et 55 ans. Elle consacre en moyenne 3 500 € dans le financement participatif de projets immobiliers. Et si l’on traduit en chiffres le volume de ces placements digitaux en 2018, c’est plus de 185 millions d’euros qui ont été collectés sur les plateformes de crowdfunding immobilier.

Le principe du crowdfunding offre une marge de manœuvre pour l’investisseur particulier, car avec un minimum de contribution de 1000 € il pourra financer le projet qui lui semble lucratif. Un calendrier régulièrement mis à jour par la plateforme, permettra à l’investisseur de suivre l’évolution du projet. Pour un projet immobilier, la durée de sa réalisation est comprise entre 12 et 24 mois. A terme de ce délai, l’investisseur se verra rembourser la somme qu’il a investie initialement, agrémenté d’intérêts avoisinants les 9% l’année. Les futurs investisseurs sont ainsi avertis :dénicher un projet prometteur peut sembler être une chose aisée, mais un tel rendement n’est pas donné à toute circonstance.

5- OPCI: Organisme de placement collectif immobilier

On pourrait être tenté de confondre l’OPCI avec le SCPI. La différence se fait sentir dans la souplesse et la diversité des différents apports dans l’OPCI. Son capital est constitué d’au moins 60% d’actifs immobilier, de 10% en liquidités et les 30% restants seront destiné à être investis en valeurs mobilières (actions, obligations, OPCMV). Financer son investissement immobilier à travers un OPCI arrangerait beaucoup les participants, car il serait plus aisé de céder ou échanger ses actions en temps voulu, vu que les actifs sont de natures différentes, donc plus faciles à fractionner et à négocier.

Petit rappel chronologique, le statut OPCI ou Organisme de Placement Collectif Immobilier a existé depuis 2005, et son concept à la base est identique à celui du SCPI. A la présentation d’un projet immobilier qui lui conviendra, le particulier va acheter des parts dans les investissements de l’OPCI. Les perspectives de rendement vacillent au même rythme que le marché, ce qui en moyenne avoisine les 5% non exempts d’impôt.

En parlant de fiscalité, le régime de taxation en vigueur sera défini en fonction de la forme juridique de l’OPCI. S’il se présente comme une SPPICAV ou Société de Placement à Prépondérance Immobilière à Capital Variable, une imposition applicable aux dividendes sera effective, qu’il s’agisse des revenus mobiliers ou des plus-values sur la cession des actifs. Pour ce qui est des Fonds de Placement Immobilier ou FPI, la nature mobilière ou foncière déterminera l’imposition, et ce, pour les revenus aussi bien que pour les plus-values.

Fonctionnement des OPCI :

  • Achat et revente des parts : ils suivent le régime classique des OPCMV. Il faut également savoir que la liquidité est dite intrinsèque, l’OPCI s’engage ainsi à racheter les parts de ses porteurs. Pour ce qui est du prix, il est défini bimensuellement.
  • La souscription en OPCI est possible :
  • Au comptant
  • Dans le cadre de l’assurance-vie
  • Il est à souligner que le fonctionnement des OPCI est régi par l’Autorité des Marchés Financiers. 

6- Investir en immobilier : Foncières cotées

Foncières cotées

Les foncières cotées sont connues pour être des sociétés cotées en Bourse. Il faut savoir que ces sociétés ont pour but la distribution des dividendes, et ce, grâce à la gestion et à la valorisation de patrimoines immobiliers.

On peut ainsi prendre le cas des SIIC ou Sociétés d’Investissement Immobilier Cotées. Ces foncières cotées ont hérité d’un régime fiscal qui leur a été personnellement attribué en 2003. La SIIC trouve son origine dans le Real Estate Investment Trust ou REIT. Ces dernières ont pour engagement de redistribuer en direction de leurs actionnaires 85%, minimum, des loyers perçus, mais également 50% des plus-values réalisées. Les frais et la fiscalité sont ceux des valeurs mobilières.

Instauré par l’article 11 de la loi des finances n° 2002-1575 du 30 décembre 2002 et entré en vigueur le 1er janvier 2003, qui a depuis été complété par trois nouveaux dispositifs : SIIC 2, SIIC 3 et SIIC 4, le régime permet notamment le déplacement de l’imposition des revenus immobiliers de la SIIC, issus de la location, ainsi que de la vente des immeubles, affectés à l’actionnaire. Il prévoit en contrepartie, la distribution aux actionnaires d’une large part des bénéfices de la société. La capitalisation boursière mondiale des foncières cotées est aujourd’hui au-delà d’1 600 milliards d’euros, dont la majeure partie est sous régime de type SIIC.

7- Résidence principale / Secondaire

Pour rappel, une résidence principale représente un logement dans lequel un locateur habite principalement dans l’année. L’article 2 de la loi du 6 Juillet 1989 auquel est soumis ce type de location, définit la résidence principale comme étant le lieu d’habitation occupé au moins 8 mois par an, excluant les obligations professionnelles, les raisons de santé ou de cas de force majeure, soit par le locataire ou son conjoint, soit par une personne à charge (relatif à la définition prévue au code de la construction et de l’habitation).

Par contre, sont incluses sous l’appellation de résidence secondaire les maisons, appartements, et tout autre type de logement ne remplissant pas les conditions citées précédemment, c’est-à-dire avec un taux d’occupation minime et aléatoire au cours de l’année.

Il est également à préciser que les résidences principales, ainsi que les résidences secondaires sont assujetties aux impôts locaux (taxe foncière, taxe d’habitation, taxe d’enlèvement des ordures ménagères). En effet, ils doivent être acquittés à compter du 1er Janvier pour l’année entière, même si le bien n’est que partiellement occupé pendant l’année (seulement pendant l’été, ou encore que quelques week-ends par an).

8- Investir en immobilier : Investissement locatif Direct 

L’investissement immobilier a tout pour plaire. Insensible aux variations des autres secteurs et exemptes de chute brutale sur le marché, c’est un investissement qui se concrétise financièrement aussi bien que matériellement. Les ménages français misent 63% de leur patrimoine dans l’immobilier.

Ce type d’investissement requiert toutefois un choix avisé en matière d’évaluation de la qualité et de sa localisation, ce qui fait toute sa valeur, ou dans le cas échéant, qui entraîneraient des déceptions.Parallèlement, cerner une zone avec une demande assez prononcée favorise toutes les chances pour faire tourner les affaires.

Comparé aux autres types de financement, l’investissement locatif direct doit être opéré avec minutie, car le mode de financement n’est ni fractionné, ni opéré de façon mutuelle,rendant difficile une quelconque tentative de rendre liquide ses actifs immobiliers.

En termes de fiscalité, l’investissement locatif direct bénéficie, tout comme les SCPI, de la déduction fiscale sur les charges liées à l’investissement locatif (intérêts de remboursement de crédit, cotisations d’assurance, travaux,…). Toutefois, il faut bien choisir le régime le plus approprié, et le plus avantageux pour l’investissement (réel ou micro-foncier).

En matière de frais, l’acquisition en direct permet de solder la majeure partie des fraisau moment de l’achat. On peut citer les droits de mutation, ou les « frais de notaire », ou encore les travaux précédant la location. La gestion locative engendrera des frais supplémentaires.

Un avantage indiscutable pour ne pas hésiter sur l’investissement locatif Direct, c’est la possibilité de constituer, et de transmettre un patrimoine tangible à ses enfants.

9- Investissement en colocation 

De nouveaux besoins en termes de logement, selon la transformation du mode et du rythme de la vie citadine, a fait émerger ce nouveau type d’investissement. Les propriétaires et nouveaux investisseurs ne manquent pas de considérer cette aubaine pour réorienter la tendance vers la colocation.

Les salariés et les étudiants sont les principaux demandeurs sur le marché, ce qui  promet aux offreurs une rentabilité potentiellement grandissant et loin des crises récurrentes.

Cette solution est salvatrice pour les propriétaires d’appartements à grande surface, qui peinent à trouver des locataires. Parallèlement, les petites bourses se réjouiront de partager un large appartement avec des colocataires, une expérience faisant comprendre ce qu’est l’altérité, ce qui ne déplaît point.

Financièrement parlant, chaque parti trouvera son compte : un appartement entier loué à un seul occupant sera moins lucratif qu’un système de colocation, tandis que louer un studio s’avère plus onéreux que l’option de colocation, outre les consommations qui pourront se faire collectivement, mais qui pèsera sur le portefeuille en étant solitaire.

Opter pour un investissement en colocation est très intelligent, surtout vis-à-vis de la fiscalisation qui est spécifiquement adaptée. En effet, la valeur des travaux précédant la location sera reprise comme des montants déductibles lors du calcul de la base imposable. En outre, le régime fiscal sera celui des LMNP, et non en régime foncier, dans le cas précis ou la location est meublée, ce qui est d’ailleurs très appréciée par les locataires.

Les statistiques le témoignent : la rentabilité en matière de location nue tourne autour de 6% brut, avant frais et impôts, contre 10%, voire plus, si la colocation est meublée. Selon l’Agence Nationale pour l’Information sur le Logement ou ANIL, 10% du parc locatif serait aujourd’hui en colocation.

Prix de l’immobilier en France

Malgré une fiscalité assez contraignante, devenir propriétaire reste une priorité pour la majeure partie des Français. Et pour cause, l’immobilier se place, encore et toujours, comme étant le placement le plus sûr et le plus rentable. Tout comme les deux années précédentes, l’année 2019 se profile comme étant une  année prometteuse pour le marché de l’immobilier.

Les prix au m² dans les plus grandes villes de France

Ville
Prix moyen par m2 des maisons
Prix moyen par m2 des appartements
Paris10 665 €/m²10 147 €/m²
Marseille3 173 €/m²2 601 €/m²
Lyon3 960 €/m²4 154 €/m²
Toulouse3 000 €/m²2 791 €/m²
Nice4 400 €/m²4 118 €/m²
Nantes3 173 €/m²3 194 €/m²
Strasbourg2 568 €/m²2 649 €/m²
Montpellier3 000 €/m²2 901 €/m²
Bordeaux4 313 €/m²4 667 €/m²
Rennes3 119 €/m²2 776 €/m²
Le Havre1 854 €/m²1 667 €/m²
Reims2 021 €/m²2 098 €/m²
Lille2 108 €/m²3 267 €/m²
Saint-Étienne1 612 €/m²1 000 €/m²
Toulon3 330 €/m²2 238 €/m²
Grenoble2 592 €/m²2 182 €/m²
Angers2 124 €/m²2 055 €/m²
Dijon2 316 €/m²2 135 €/m²
Brest1 708 €/m²1 344 €/m²
Le Mans1 746 €/m²1 328 €/m²
Clermont-Ferrand1 936 €/m²1 830 €/m²
Amiens1 979 €/m²2 058 €/m²
Aix-en-Provence4 325 €/m²4 181 €/m²
Limoges1 514 €/m²1 264 €/m²
Nîmes2 224 €/m²1 809 €/m²
Tours2 444 €/m²2 264 €/m²
Villeurbanne3 146 €/m²3 039 €/m²
Metz2 002 €/m²1 863 €/m²
Besançon2 000 €/m²1 750 €/m²
Perpignan1 801 €/m²1 344 €/m²

L’immobilier : Solution d’investissement préférée des Français
L’immobilier : Solution d’investissement préférée des Français

La pierre reste l’investissement la plus prisée par les Français, vu sa stabilité et ses risques négligeables. En outre, il existe plusieurs manières de se faire de l’argent avec l’investissement immobilier : d’une part, sur la valeur du placement qui peut augmenter (donc en générant une plus-value à la revente), soit par les revenus fonciers qui seront encaissés à travers les loyers, après déduction des charges et des impôts. Quant aux solutions d’investissements, les Français possèdent un large choix en fonction de leurs possibilités et les avantages tirés de chaque offre. Toutefois, l’investissement locatif direct n’est pas assez compatible avec la vision des Français. C’est l’un des rares placements qui peuvent se faire à crédit, un autre paramètre ayant une pondération aux yeux des Français.

Evolution du prix de l’immobilier en France

Selon l’analyse effectuée par les Notaires de France sur 17 métropoles, l’évolution des prix de l’immobilier se présente de manière assez homogène dans toutes les métropoles, et ce, sur ses 20 dernières années.

  • De 1997 à 2005, on a constaté un pic situé au-delà des 18% sur le collectif. Et au-delà des 14% sur l’individuel.
  • Entre 2006 et 2007, les prix ont continué de flamber. Cependant, une phase de décélération a commencé à se faire remarquer.
  • Même constat entre 2008 et 2009, car l’impact de la crise des Subprimes a été tel, que le marché de l’immobilier français a connu un effondrement très marquant, puisqu’à cette époque, on a enregistré une baisse de prix de -8% pour les maisons, et de -7% en ce qui concerne les appartements.
  • Toutefois, lors de l’exercice 2010-2011, le marché a repris son ancienne allure, avec une augmentation des prix atteignant les 5%.
  • De 2012 à 2015, une légère décélération des prix a de nouveau été constatée.
  • 2016 en revanche a été une année de stabilité en matière de collectif, toutefois, une légère hausse a été notée sur l’individuel.
  • En 2017, les crédits immobiliers, les taux de prêt avantageux, et les aides à l’achat ont fait flamber le marché de l’immobilier en France. On a alors enregistré une hausse de 4%. Les zones prisées comme Paris et Lyon ont connu une hausse respective de +6,8 % et +6,7%.
  • En 2018, la hausse des prix a continué, toutefois leur progression a connu un rythme plus allégé qu’en 2017. Ainsi, on a enregistré une hausse de 3,7%.
  • Pour cette année 2019, bien qu’ils restent assez modestes, le taux (inférieurs à 1,5%) impactera très certainement le marché de l’immobilier en France. Il faudra donc s’attendre à une diminution des prix.

Pénurie de logements

La rumeur selon laquelle le manque de logement par rapport au nombre d’habitants n’est pas encore tout à fait fondé. Cependant, des inégalités accrues existent bel et bien,pour le cas des régions qui souffrent véritablement d’une pénurie de logements (un manque notable de construction face à une démographie en net accroissement). Et à contrario, des régions qui connaissent un excédent en termes d’habitations (surabondance au niveau des investissements en loi Scellier, solde du flux migratoire négatif, par exemple).

Ajoutées à cela, des carences en matière de normes de qualité (surface inadaptée, prix de logement élevé par rapport aux revenus de la population locale, logement trop éloigné des zones de travail, etc.) se répercutent négativement sur le quotidien de la population, creusant davantage le phénomène d’inégalité

Étrangers : Achat immobilier en France

Bien que ce premier semestre 2019 soit un marché d’acheteur, une baisse de la demande est toutefois à prévoir pour le second semestre, et ce, pour les investisseurs français. Et pourtant, la France est une destination très attractive aux yeux des investisseurs étrangers, en tête de liste se trouve la région Provence-Alpes-Côte d’Azur affichant un volume des transactions (21 % du total en France).

Si la présence d’investisseurs russes et asiatiques se fait plus rare, l’Hexagone séduit en revanche de plus en plus les investisseurs en provenance du Moyen-Orient et des Etats-Unis, notamment grâce aux résidences haut de gamme.

Investir en immobilier : Acheter ou louer ?

À observer la tendance actuelle, l’achat immobilier s’avère nettement plus avantageux que la location. Selon l’étude du courtier Meilleur taux, l’achat d’un appartement de 70 m2 est rentabilisé en moyenne en 2 ans et 8 mois.

Il faut savoir que, le résultat de cette étude a démontré que passé cette durée, la location revenait beaucoup plus chère que l’achat, et ce, incluant le lot de frais qui l’accompagnent : droits de mutation, intérêts d’emprunt, taxe foncière ou encore charges de copropriété.

L’achat d’immobilier est d’autant plus intéressant cette année, grâce notamment à la baisse des taux d’intérêt. Effectivement, la faiblesse des taux de crédit permet une nette compensation de la hausse des prix de l’immobilier et de la taxe foncière.

D’ailleurs, le sondage mené par Opinion way pour Artémis Courtage confirme le fait que le concept de bien tangible et de construction de patrimoine fait encore rêver la majorité des Français. Selon ce sondage, 76% des Français optent volontiers pour l’achat de leur résidence principale plutôt que de la louer.

Faut-il investir en immobilier?

Tout d’abord, l’immobilier est un placement beaucoup moins risqué qu’un investissement en bourse par exemple. Et grâce aux plus-values liées à la revente du bien, l’investissement dans l’immobilier s’avère être l’un des meilleurs placements qui soient.

Il faut également souligner que les plus-values sont exonérées de tout impôt, sous réserve de quelques conditions :

  • Si la revente de l’immeuble est à un montant inférieur ou égal à 15 000 €,
  • Si le bâtiment est un patrimoine que le revendeur a détenu pendant plus de 30 ans
  • Si le revendeur est un invalide ou perçoit une pension de vieillesse. 

L’option d’investissement dans l’immobilier locatif est également un placement très attractif, puisqu’il permet à long terme d’avoir une meilleure retraite, et ce, grâce à un revenu mensuel fixe.