Le fonctionnement, le rendement et les avantages des GFF

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Avec un chiffre d’affaires de 60 Md€ pour une surface boisée de 16 millions d’hectares, la filière de la forêt et du bois en France joue un rôle crucial dans le domaine de l’économie et de l’emploi. Effectivement, ce secteur représente plus de 400 000 emplois pour 38 millions de m3 récoltés.

Autrement dit, investir en forêt avec les GFF ou Groupements fonciers forestiers donne la possibilité de diversifier son patrimoine dans un actif tangible et pérenne. Dans tous les cas, il est important de comprendre le rendement, le fonctionnement et les avantages des GFF avant tout investissement.

Un rendement faible qui échappe aux CSG/CRDS et à l’IR

Le seul gros désavantage de l’investissement dans les forêts-bois reste la faiblesse de son rendement. En général, ce sont les loyers de la chasse et de la pêche ainsi que les coupes de bois qui génèrent les revenus d’un GFF tournant autour de 2 à 5 % bruts par an. En tout cas, cet investissement favorise la reforestation et la conservation des massifs forestiers de la France. Quoi qu’il en soit, les revenus issus de l’exploitation forestière ne sont pas soumis à la CSG/CRDS (prélèvements sociaux) ni à l’IR (impôt sur le revenu).

Pour bénéficier d’une exonération des droits de succession (et donation) à hauteur de 75 %, l’investisseur doit conserver les parts de GFF pendant une durée minimum de deux ans. Le redevable peut également profiter d’un abattement de 75 % sur l’assiette fiscale de l’IFI (impôt sur la fortune immobilière).

En contrepartie, celui-ci devra s’engager à gérer durablement ses forêts sur une période de 30 ans. Bien entendu, il devra déclarer 25 % de ses actifs au titre de l’IFI à l’administration fiscale et déposer un certificat de gestion durable récent (moins de six mois pour les bois et forêts en direct et moins de deux ans pour les parts de GFF).

Contrairement à ce que pensent certains investisseurs, les GFF proposent un rendement intéressant rapport aux autres supports d’investissements possibles. Selon l’enquête sur le marché des forêts en France en 2016 (indicateur 2017) de la SNSafer, le prix des forêts françaises a connu une hausse de + 2,1 % en 2016. D’ailleurs, l’exploitation forestière continue de se développer chaque année grâce aux revenus tirés des ventes de coupes de bois ainsi qu’aux droits de chasse que perçoivent les GFF. Par contre, le manque de liquidité reste l’un des gros désavantages de cet investissement à cause d’un déséquilibre entre les offres et les demandes.

avantages des GFF : Un rendement faible qui échappe aux CSG CRDS et à l’IR

Les intempéries : un inconvénient sérieux

L’investissement en groupement foncier forestier (GFF) permet de favoriser le reboisement et la conservation des massifs forestiers de l’Hexagone. Mais les intempéries restent les pires ennemis de la filière forêt-bois du pays. Les dégâts laissés par Lothar, l’ouragan qui a frappé la France en 1999 ont freiné l’évolution des marchés du bois pendant 10 ans.

Cette catastrophe a fait beaucoup de morts (80 morts en Europe, dont 44 en France) et a détruit 140 millions de m3 dans le pays. Le passage de cet ouragan a affecté le prix du hêtre qui a chuté de 150 €/m3 en 1999 à 50 €/m3 en 2011. C’est pourquoi l’État a décidé de mettre en place une somme d’aide aux travaux de reconstitution, une baisse du taux de TVA, d’appliquer une exonération de la taxe foncière, etc. Quoi qu’il en soit, la filière bois-forêt a connu une tendance haussière depuis la fin des années 1990 avec une hausse de prix de +160 % en 15 ans et 11 % en 2014.

Acheter plusieurs parts de GFF permet de bénéficier d’une diversification sectorielle et géographique. Grâce à un patrimoine composé de différents types de massifs tels que les massifs feuillus et les résineux, le porteur de parts pourra booster la rentabilité de son investissement sans soucier des intempéries.

Bien entendu, la forêt doit être exploitée sous le régime de la futaie naturelle et continue pour que celle-ci soit parfaitement hétérogène en essences, en diamètre et en âge à la fois. Par conséquent, le passage d’une catastrophe naturelle (tempête, cyclone, ouragan, tornade) sera plus difficile, sauf pour les pins landais (quilles). D’autres éléments peuvent bouleverser le marché des forêts en France tels que les incendies de forêt, la présence des grands cervidés ainsi que les risques liés à des attaques d’insectes nuisibles.

Les avantages des GFF en France

En général, il est possible de profiter d’une réduction d’impôt sur le revenu (IR) à hauteur de 18 % du somme investie grâce à l’investissement en groupement foncier forestier avec un plafond fiscal de 50 000 € pour un célibataire ou 100 000 € pour un couple. À noter que le taux de réduction d’impôt est fixé à 25 % pour l’année 2018, voilà une excellente nouvelle pour les investisseurs français.

En ce qui concerne les avantages fiscaux des bois et forêts en France, les gouvernements qui se sont succédé n’ont pas toujours apporté des modifications notables sur la loi SEROT. Autrement dit, investir dans des GFF permet de bénéficier de plusieurs avantages fiscaux (pas de pressions fiscales CSG/CRDS, réduction d’IR de — 25 %, un abattement de 75 % sur l’assiette taxable au niveau de l’IFI pour les contribuables ainsi qu’une exonération de 75 % des droits de succession/donation).

Les avantages des GFF en France

En tout cas, on obtient les droits de mutation à partir d’une succession qui intervient tous les 25 ans qui selon les spécialistes peuvent avoir des conséquences néfastes sur le capital forestier. Afin de faire face à cette problématique, la loi SEROT a été instaurée avec une décote de 75 % au niveau des successions/donations. Cela signifie que cet investissement est loin d’être une niche fiscale. L’exonération de la base taxable de l’ancien ISF et l’IFI (75 %) est donc née grâce à cette loi et à l’amendement MONICHON. On sait aussi que la valeur d’une forêt est constituée de 25 % de foncier et 75 % de bois destiné à être découpé.

Investir à l’étranger avec les GFF

Le teck reste l’essence de bois d’œuvre le plus recherché dans le monde. On le retrouve surtout dans les plantations de teck et sa culture ne demande pas beaucoup de ressource en eau. Cette essence de bois se caractérise par sa particularité à être imputrescible, réfractaire au feu ainsi qu’un dimensionnement stable, on peut donc dire qu’elle offre des avantages économiques indiscutables.

Il est d’ailleurs possible d’investir dans ce type de massif en achetant des parts de GFF à l’étranger. Cet investissement permet de bénéficier d’un rendement agricole intéressant. L’investisseur pourra obtenir un volume de bois pour un chêne de 120 ans en l’espace de 20 ans. Certes, il doit franchir les frontières de la France et se renseigner sur le partenaire local avant tout investissement, mais cela lui permettra de diversifier son patrimoine sur le plan sectoriel et géographique.

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