Quels placements privilégier pour l’épargne de ses enfants ?

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Afin de garantir l’avenir de ses enfants, il est important de trouver une solution d’épargne adaptée à sa situation et à ses besoins. Quoi qu’il en soit, le choix est difficile, car les différents types de placements disponibles sur le marché sont nombreux. Il est donc légitime de poser la question suivant : quels sont les meilleurs placements pour l’épargne de ses enfants ?

Quels placements privilégier pour l’épargne de ses enfants ?

Le Livret A

Le« Livret A » permet à un enfant de se constituer un complément de revenu sécurisé. Les fonds ne seront pas bloqués pendant de longues périodes. Autrement dit, la liquidité est au rendez-vous avec un « Livret A ». Malgré son taux de rémunération faible (0,75 %),ce dernier reste un placement sans risque et liquide. Bien entendu, le titulaire devra attendre d’avoir 16 ans pour pouvoir récupérer l’argent placé sur le produit d’épargne réglementé ; c’est un représentant légal (l’un des parents par exemple) qui va alimenter et gérer son « Livret A ». Les versements sont plafonnés à 22 950 €. Une telle somme d’argent permettra à un étudiant, issu d’une famille modeste, d’acheter un scooter ou une petite voiture d’occasion.

Le Livret jeune

Le« Livret Jeune » s’adresse exclusivement aux jeunes âgés de 12-25 ans. Il s’agit d’un placement rémunérateur puisqu’il affiche un taux de rendement maximum de 2,5 %. Les versements sur ce produit de placement sont plafonnés à 1 600 €. Malheureusement, un adolescent ou un étudiant ne pourra pas satisfaire ses caprices avec les sommes placées sur un « Livret Jeune ». Quoi qu’il en soit, il est toujours conseillé d’en ouvrir un pour son enfant afin de lui apprendre à la gestion de ses premières économies dès son plus jeune âge.

Les livrets bancaires

Les livrets bancaires constituent une solution d’épargne répondant aux demandes des parents qui souhaitent assurer l’avenir de leurs enfants. L’avantage, c’est qu’il n’y a pas de limite d’âge. En clair, les livrets bancaires sont accessibles aux jeunes générations. Étant donné que le taux de rémunération de ces produits d’épargne peut aller jusqu’à 3 %, les parents ont tout intérêt à en ouvrir un auprès d’un établissement financier ou bancaire. Il faut toutefois retenir que la plupart des banques proposent des offres promotionnelles (taux boostés) dans l’objectif d’attirer l’attention des épargnants. En conséquence, le taux de rémunération élevée redescendra jusqu’à moins de 1 % après quelques mois (3 mois en général).

Les livrets bancaires

Le Plan Épargne Logement (PEL)

Contrairement à celui des livrets boostés proposés par les établissements bancaires, le taux de rendement du PEL (Plan Épargne Logement) est resté à 1 % à partirdu 1er août 2016. Par contre, la durée de vie du contrat d’épargne est de 10 ans. Malgré cela, il figure parmi les meilleurs placements à privilégier pour préparer l’avenir de ses enfants. D’ailleurs, les versements sur un PEL sont plafonnés à 61 200 €. Il est intéressant de noter que le titulaire d’un PEL peut décrocher un crédit immobilier avec un taux d’emprunt de 2,20 % (un montant proportionnel à la somme placée sur le PEL) lors de la souscription, à condition de conserver le Plan Épargne Logement pendant au moins trois ans.

Quoi qu’il en soit, une solution sans faille n’existe pas, car le souscripteur doit réaliser un versement minium de 225 € pour ouvrir un PEL. Il devra ensuite verser 540 € par an (45 € par mois) afin de pouvoir alimenter son contrat d’épargne. La bonne nouvelle, c’est que l’épargnant est libre de choisir le rythme de versement qui lui convient (mensuel ou annuel). Dans tous les cas, les sommes placées sur le PEL seront bloquées pendant 4 ans (durée minimum). En cas de retrait avant l’échéance contractuelle, la clôture définitive du contrat sera inévitable et les droits préférentiels à l’emprunt immobilier sont perdus.

Le détenteur a donc tout intérêt à conserver son contrat pendant plus de 4 ans pour espérer bénéficier de tous les avantages offerts par le PEL. Il est, cependant, impossible de réaliser de nouveaux versements au bout de dix ans de détention. Mais le taux de rémunération initial (2,20 %) sera maintenu. Il est à noter que les intérêts produits sur le contrat ne sont plus exonérés d’impôt au-delà de 12 ans, au bout de 15 ans, le PEL se transforme en livret d’épargne classique. Le Plan Épargne Logement reste la meilleure solution d’épargne pour les étudiants qui cherchent un moyen efficace afin de financer leurs études.

L’assurance-vie

Il est possible d’ouvrir un contrat d’assurance-vie au nom de son enfant pour assurer son avenir. Dans ce cas, ce sera l’un des parents (souscripteur) qui vont s’occuper de la gestion du contrat jusqu’à la majorité de l’étudiant. Il faut, cependant, retenir que les établissements financiers ou les compagnies d’assurance exigent le consentement de l’enfant s’il est âgé de plus de 12 ans avant de signer le contrat. Si les contribuables français sont toujours nombreux à se tourner vers cette solution d’épargne, c’est parce qu’elle présente un cadre fiscal indéniablement attractif. Bien entendu, il est important de respecter la durée de détention recommandée par la loi pour espérer bénéficier des avantages qu’elle offre. En effet, au-delà de 8 ans de conservation, une taxation à plus de 23, 6 % s’appliquent au contrat en cas de rachat.

assurance-vie

Les contrats d’assurance-vie dont l’encours dépasse les 150 000 € ne sont, malheureusement, pas concernés par cette disposition. En conséquence, il est fortement conseillé d’ouvrir une assurance-vie au nom d’un enfant âgé de moins de 10 ans dans l’objectif d’optimiser la fiscalité du contrat. Ainsi, celui-ci pourra bénéficier d’un abattement annuel de 4 600 € (pour une seule personne) ou de 9 200 € (pour un couple) sur les plus-values dégagées en cas de retrait. En tout cas, le titulaire (l’enfant) doit mettre à jour la clause bénéficiaire du contrat une fois qu’il a atteint ses 18 ans. Si le souscripteur a décidé d’ouvrir un contrat à son nom, il devra désigner son enfant dans la clause bénéficiaire afin de l’aider à avoir un avenir meilleur.

Investissement immobilier

Les parents peuvent acheter un appartement au nom de leur enfant pour que celui-ci puisse le récupérer à sa majorité. Il pourra ensuite le louer afin de percevoir un revenu régulier. Il est, par ailleurs, possible d’acheter la nue-propriété du bien au nom de l’enfant, et l’usufruit temporaire ou viager. Dans ce cas, le propriétaire vendeur profitera des recettes locatives. Le démembrement de propriété est également une piste envisageable. Tout commence par l’acquisition d’un bien immobilier, les parents pourront conserver la nue-propriété et donner l’usufruit à leur enfant, ou inversement. Dans tous les cas, l’intervention d’un Conseiller en Gestion de Patrimoine (CGP) est indispensable. Les parents peuvent, par ailleurs, souscrire des parts de SCPI (ou sociétés civiles de placement immobilier)dans l’objectif de financer les études de ses enfants.À noter que le ticket d’entrée y est abordable par rapport à celui de l’investissement immobilier locatif classique.

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