Que penser de l’entrée en Bourse d’Uber, prévue pour cette année 2019 ?

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La plateforme de réservation de voitures avec chauffeur VTC, Uber, a déjà déposé discrètement son dossier d’introduction en Bourse en décembre 2018. Oui, la date de lancement de la firme sur le marché boursier est prévue pour cette année 2019. Est-ce le bon moment ? Quels sont les enjeux ? Les détails dans les lignes qui suivent.

Origine et histoire d’Uber, la société qui a révolutionné l’univers des taxis

entrée en Bourse d'Uber - origine

Uber fête maintenant ses 10 années d’existence. L’idée de créer la société est née en 2008, lorsque deux américains, Travis Kalanick et Garrett Camp, n’arrivaient pas à trouver un taxi en plein hiver à Paris. Dès le mois de mars 2009, les deux amis se sont associés à un autre entrepreneur nommé Oscar Salazar. Très ambitieux, ils vont mettre au point ce qui va être l’une des applications de transport les plus utilisées dans le monde. Il s’agit d’UberCab. Ce nom, qui sera également associé à celui de la société, a été raccourci à « Uber » en octobre 2010. Le concept du service part d’un principe simple mais très efficace : utiliser un Smartphone pour commander instantanément une course en voiture privée avec chauffeur VTC en quelques clics. Le mode de paiement est simple et sécurisé.

En plus, avec Uber, il est également possible de partager le tarif d’une course dans le cas où deux ou plusieurs passagers vont sur un même trajet. Il faut dire que c’est une offre très pratique pour les pratiquants du covoiturage.

Pour rappel, la première course commandée sur Uber a eu lieu à San Francisco en juillet 2010. D’ailleurs, le siège social de la société se trouve dans cette ville. Pendant l’hiver 2011, Uber a appliqué pour la première fois sa stratégie de déploiement à l’échelle internationale en France, plus précisément à Paris. En avril 2014, l’application a déjà conquis une centaine de villes éparpillées dans les quatre coins de la planète. Un an plus tard, c’est-à-dire en 2015, Uber Eats a été lancée. C’est un service de livraison de repas qui est en partenariat avec les meilleurs restaurants du monde.

Uber : une entrée controversée sur le marché des transports privés

entrée en Bourse d'Uber - sur le marché de la bourse

Aux États-Unis, l’arrivée d’Uber sur le marché a véritablement chamboulé l’environnement des sociétés de taxis traditionnels. La preuve, l’un des plus grandes enseignes de taxi implantée à San Francisco, appelée Yellow Cab, a dû déposer son bilan. D’un autre côté, le chiffre d’affaires des plus petites entreprises exerçant des activités en relation avec le secteur du taxi a également été mis à mal par la force concurrentielle d’Uber et d’autres applications mobiles de même catégorie.

De nombreuses plaintes ont été déposées contre Uber. Mais la plupart d’entre elles ont fait l’objet d’un refus de la part des juges ; une décision peu étonnante étant donné la politique ultralibérale tant prônée par les États-Unis en matière d’entrepreneuriat et de commerce.

En France, les éventuels impacts négatifs de l’arrivée de l’application VTC Uber ont été bien maîtrisés par les pouvoirs publics. Ainsi, pour éviter les abus, la loi Grandguillaume, entrée en vigueur au début de l’année 2018, impose à tous les chauffeurs de VTC de passer un test d’aptitude. L’État a également établi une norme tarifaire destinée aux VTC, ceci afin de conserver un certain équilibre de concurrence entre ces dernières et les taxis traditionnels.

En tout cas, les professionnels du transport urbain demandent une application plus affermie de ces réglementations car selon eux, le phénomène «d’ubérisation» tend à créer un modèle économique injuste dans sa forme la plus concrète.

La contrainte d’entrée en Bourse d’Uberentrée en Bourse d'Uber - contrainte

Les informations recueillies dans Wall Street Journal révèlent le souhait d’entrée en Bourse d’Uber plus tôt que son rival Lyft. Selon d’autres sources, l’entreprise souhaite être cotée avant la fin du premier trimestre 2019, une date très en avance par rapport à ce qu’avait précédemment annoncé son PDG, Dara Khosrowshahi. En effet, ce dernier décidait au départ d’une échéance d’introduction boursière prévue pour la deuxième moitié de cette année. Mais il n’avait pas le choix puisque son accord avec Softbank, le principal investisseur dans la firme Uber, impose une entrée sur le marché boursier au plus tard avant la fin de cette année, faute de quoi certains investisseurs pourraient être incités à vendre leurs titres sur le marché secondaire.

Ce qui est certain c’est que ce projet ne s’opèrera pas sans faire de vague dans le secteur technologique puisque Goldman Sachs et Morgan Stanley ont proposé un IPO basé sur une valeur d’introduction de 120 milliards de dollars (c’est l’équivalent de la capitalisation boursière des trois premiers constructeurs automobiles américains).

Par ailleurs, certains observateurs pensent que l’entrée en Bourse d’Uber n’est pas très propice étant donné que l’entreprise n’est pas encore suffisamment rentable. Effectivement, au troisième trimestre de l’année écoulée, elle a cumulé une perte de 1,07 milliard de dollars, soit 20 % de plus qu’au second trimestre de la même année. Son chiffre d’affaires, quant à lui, ne cesse de progresser avec un taux de croissance annuelle d’environ 38 %. Cela dit, Uber reste l’application leader dans son domaine. Et outre le rythme de croissance effréné de son chiffre d’affaires, elle emploie déjà pas moins de 20.000 salariés à travers le monde, soit quatre fois plus que son principal concurrent Lyft. Enfin, selon les prévisions, le revenu net de l’entreprise atteindrait les 14,2 milliards de dollars cette année.

Zoom sur les autres services signés Uber

entrée en Bourse d'Uber - autre service

Comme évoqué précédemment, Uber met en relation des chauffeurs VTC avec des clients particuliers. Pour commander une course, il suffit d’indiquer dans l’application la durée moyenne d’attente, le type de véhicule souhaité et le prix du déplacement. Toutes ces informations sont visibles dans le Smartphone de chaque chauffeur VTC, ce qui assure une permanente réactivité du service. Il convient de noter que depuis sa création, Uber a permis de réaliser 10 milliards de courses dans le monde avec une moyenne journalière de 15 millions.

En plus de ce service de transport à commander en ligne, il y a également une seconde application baptisée Uber Eats. C’est un service de livraison de repas accessible dans n’importe quelle adresse, du moment qu’elle se situe dans la zone de couverture d’Uber. Elle couvre à peu près 300 villes dans 35 pays pour être plus précis. Aux États-Unis, 6 restaurants sur 10 sont en partenariat avec cet outil digital.

La troisième application lancée par la société s’appelle Uber Freight. À l’instar d’Uber, c’est une plateforme de commande de course en ligne, à la différence qu’elle met en relation des expéditeurs de marchandises avec des transporteurs agréés. Le but ? Trouver le bon tarif et le bon prestataire pour rentabiliser une activité commerciale.

Enfin, d’autres services comme Uber Health pour le transport de patients ou encore Uber Wedding pour la location de tête de cortège sont également mis à la disposition des clients, toujours dans un total climat d’innovation.

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