Zoom sur les différents frais des OPCVM

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Investir dans les organismes de placement collectif en valeurs mobilières (OPCVM) permet de se former un capital plus rapidement. Toutefois, puisqu’il s’agit d’un investissement immobilier, ce type de placement est soumis à des frais divers. Selon la dernière étude publiée par l’AMF (Autorité des marchés financiers), au moins 148 OPCVM sur 8 000 fonds peuvent entraîner des frais élevés.

Différents frais des OPCVM : tous les frais possibles

Les frais de gestion, les frais de tenue de compte, les frais de distribution, les frais de commission, les droits d’entrée et de sortie de l’OPCVM font partie des gros désavantages de ce type d’investissement immobilier. Ils peuvent en effet avoir un impact négatif sur le placement. Par conséquent, il faut réfléchir à deux fois avant de placer son capital dans un organisme de placement collectif en valeurs mobilières. Il faut retenir que des commissions de mouvement peuvent être facturées à chaque opération au sein du fonds.

La société de gestion peut également prélever une éventuelle commission de surperformance au cas où l’OPCVM dépasse ses objectifs de performance fixés et que cela ne figure pas dans le document d’information clé de l’investisseur. Seuls les « frais courants » peuvent être consultés dans le DICI. Concrètement, l’investisseur doit prendre en considération les frais courants ainsi que la potentielle commission de surperformance de l’OPCVM lors du calcul de la performance brute de ce fonds. Il est primordial de consulter les frais d’entrée et de sortie qui figurent généralement sur des lignes différentes dans le tableau des frais avant de se jeter à l’eau. L’épargnant saura ainsi si le placement est rentable ou pas. Si c’est le cas, il devra repartir à la case départ.

Différents frais des OPCVM tous les frais possibles

Le montant des frais dépend de la nature du fonds

La dernière enquête réalisée par l’AMF dévoile que les fonds investis essentiellement en actions s’accompagnent de frais courants élevés. Selon ce gendarme des marchés financiers, cela s’explique par les services de distribution, la taille de l’OPCVM, la domiciliation et le montant minimum de souscription. Dans tous les cas, les frais courants des fonds étrangers sont toujours plus importants que les fonds français. En 2017, une enquête sur les frais internes liés aux unités de comptes de différents types de fonds a été réalisée. Les résultats de l’étude montrent que le montant des frais courants dépend énormément de la nature du fonds. D’un point de vue concret, les frais de la gestion flexible s’élèvent à 2,45 %, 2,05 % pour les fonds profilés, 1,25 % pour les fonds obligataires et 0,36 % pour les fonds indiciels automatisés (les moins chers du marché).

Les OPCVM de fonds alternatifs sont les plus onéreux

La dernière Lettre de l’observatoire de l’épargne publiée par l’AMF montre que les frais courants des fonds alternatifs sont les plus élevés. Un détail important à retenir pour ceux qui souhaitent investir dans les OPCVM de fonds alternatifs, car les OPCVM facturent en général les frais courants en cas d’achat ou de revente de parts détenues par les épargnants. Normalement, les frais courants d’un organisme de placement collectif en valeurs mobilières doivent figurer dans le DICI. Il est donc indispensable de vérifier ce détail important avant de se jeter à l’eau. L’épargnant saura ainsi si le fonds qu’il a choisi correspond à ses objectifs personnels et à son profil d’investisseur.

Les gestionnaires pratiquent des frais inégaux

Selon le dernier rapport réalisé par l’AMF, les frais courants devraient représenter 12,69 % des encours totaux s’ils dépassent la valeur du troisième quartile. Or, les frais des fonds de petite taille sont toujours élevés. Ce gendarme des marchés financiers a découvert que 148 OPCVM affichent des frais particulièrement élevés par rapport à la concurrence.

À noter que les frais des fonds étrangers sont en général plus importants que ceux des fonds français. Quoi qu’il en soit, il est conseillé de sélectionner un fonds en fonction de sa performance et de frais courants prélevés par la société de gestion, ce sont les éléments clés à retenir permettant le meilleur possible. Il est intéressant de savoir que les fonds de fonds affichent souvent des frais bas, mais les coûts des fonds sous-jacents peuvent changer la donne.

Les frais liés à l’enveloppe de placement

En plus des frais courants engendrés par un investissement dans un organisme de placement collectif, les porteurs de parts d’un OPC doivent également régler des frais liés à l’enveloppe de placement. En clair, les détenteurs d’un compte-titres ainsi que d’un PEA (plan d’épargne en action) ont l’obligation de payer des droits de garde. Heureusement que la plupart des courtiers en ligne ne prélèvent plus ce type de frais.

Concernant les contrats d’assurance-vie en unités de compte, ils sont soumis aux frais de gestion compris entre 0,50 et 1 % par an ainsi qu’aux frais courants des OPC. Concrètement, une enveloppe d’épargne investie majoritairement en UC n’est pas vraiment rentable par rapport aux autres fonds à cause des frais divers qu’elle peut entraîner. Une personne physique ayant choisi d’investir sur une UC Action dans un contrat d’assurance-vie ne pourra pas échapper aux frais de gestion sur UC du contrat (0,90 %) ainsi qu’aux frais de gestion interne au support d’investissement (2,10 %), ce qui donne des frais globaux de 3 %. Autrement dit, afin de sauvegarder le capital investi sur cette enveloppe d’épargne, les fonds en UC doivent progresser de 3 % par an au minimum.

Les frais liés à l’enveloppe de placement

Les frais courants et les éventuels frais supplémentaires peuvent changer la donne pour les épargnants ayant investi dans un OPC. Quoi qu’il en soit, les gestionnaires d’actifs agréés par l’AMF ont l’obligation d’informer les porteurs de parts en cas de changements notables. Les associés pourront ainsi revendre leurs parts sans payer de frais. Cette notification doit avoir lieu au moins un mois avant l’application des modifications prévues. La bonne nouvelle c’est que chaque souscripteur a droit à la négociation des droits d’entrée. Pour rappel, il ne faut pas oublier de vérifier les frais courants du placement dans le DICI avant tout investissement afin de s’assurer de la rentabilité de l’investissement.

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