Ouvrir un contrat d’assurance-vie en ligne

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Les Français sont toujours nombreux à souscrire un contrat d’assurance-vie en ligne, car il s’agit d’une enveloppe d’investissement comportant plusieurs avantages (fiscaux). Elle est accessible à tout le monde et propose différents supports d’investissement (fonds en euros, unités de compte ou devises étrangères).

Pourquoi ouvrir un contrat d’assurance-vie ?

Grâce à la nouvelle loi de finances 2018 (taxe forfaitaire), les épargnants ayant choisi de souscrire un contrat d’assurance-vie pourront bénéficier d’une fiscalité avantageuse. Ils peuvent en effet choisir entre l’imposition selon le barème de l’impôt sur le revenu ou le prélèvement forfaitaire. Techniquement, le prélèvement forfaitaire libératoire (PFL) de 7,5 % et les cotisations sociales s’appliquent aux revenus générés par un contrat de plus de 8 ans (dans la limite de 150 000 € pour une seule personne et 300 000 € pour un couple), ce qui donne un total de 24,7 %. Les détenteurs d’un contrat de moins de 8 ans sont tous concernés par le prélèvement forfaitaire unique (PFU) de 30 %. Si la tranche marginale d’imposition du contribuable est égale à 0, il serait plus sage de se tourner vers l’imposition selon le barème progressif de l’IR. Quoi qu’il en soit, les gains générés par le contrat sont exonérés d’impôts sur le revenu si l’épargnant n’a pas encore réalisé de rachat.

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Dans tous les cas, les gains générés par un contrat d’assurance-vie de plus de 8 ans lors des rachats subissent un abattement annuel de 4 600 € pour un célibataire et 9 200 € pour un couple marié. En d’autres termes, seuls les intérêts et les plus-values d’une assurance-vie (de 4 à 8 ans) sont imposés en cas de rachats du contrat. Par exemple, si l’épargnant a décidé d’investir un capital de 20 000 € sur un contrat d’assurance-vie qui génère des gains de 3 000 €, il devra effectuer un rachat de 2 000 €. Dans ce cas, seuls les 200 € seront imposés, car ils représentent 10 % du rachat effectué.

Contrat d’assurance-vie : un outil de succession privilégié par les épargnants

Une assurance-vie comporte des avantages fiscaux non négligeables (PFU, abattement annuel de 4 600 € ou 9 200 €). Il est d’ailleurs possible d’utiliser cette enveloppe d’investissement pour transmettre un patrimoine personnel à un ou plusieurs bénéficiaires (héritiers). Il faut savoir que cela n’est possible que si l’assuré est mort de façon naturelle (cancer par exemple).

L’assurance-vie est d’ailleurs l’outil de succession préféré des épargnants français qui souhaitent bénéficier d’une fiscalité avantageuse (selon la date d’ouverture du contrat et de l’âge de l’assuré lors des versements). Si l’épargnant a décidé de verser les premières cotisations avant 70 ans, les bénéficiaires désignés dans la clause bénéficiaire du contrat pourront récupérer les capitaux restants sans droits de succession dans la limite de 152 500 €. Au-delà de ce plafond, l’épargne constituée sera soumise à une imposition forfaitaire de 20 % jusqu’à 31,25 % pour les montants supérieurs à 700 000 €.

Si l’assuré a choisi de réaliser des versements inférieurs à 30 500 € après 70 ans, les droits de succession seront exonérés, tout comme les intérêts et les plus-values. Si les capitaux restants du contrat dépassent les 30 500 €, les bénéficiaires ne pourront pas échapper à l’imposition selon le barème des droits de succession.

Contrat d’assurance-vie en ligne : Les critères de choix

Les frais supplémentaires et les garanties du contrat

Il est vrai que souscrire une assurance-vie en ligne est simple. Quoi qu’il en soit, il est préférable de considérer les frais supplémentaires avant d’ouvrir un contrat auprès d’une compagnie d’assurance ou d’une banque. Il faut retenir qu’il est possible de négocier les frais sur versement (frais d’entrée), même s’ils sont souvent élevés. Il est aussi important de vérifier les frais de gestion (environ 0,6 % pour les fonds en euros et 0,9 % pour les unités de compte).

De manière générale, les offres sur Internet sont plus alléchantes que les offres classiques (0,9 % contre 1,5 %). Il est aussi important de prendre note des frais d’arbitrage qui s’appliquent lors d’un achat-vente de fonds euros, car ils peuvent dégrader la performance du placement. Sans oublier les frais de sortie qui sont prélevés par l’assureur en cas de rachat et de clôture du contrat. Heureusement que les frais d’arbitrage et les frais de sortie ne sont pas facturés sur la plupart des contrats en ligne.

frais supplémentaires et les garanties du contrat

En ce qui concerne la garantie de l’assurance-vie, il est conseillé de multiplier ses contrats auprès de différents assureurs (banques, compagnie d’assurance). Sinon, la loi Sapin 2 prévoit la possibilité de modérer les rachats et les versements des épargnants sur leur contrat si le risque est systématique. En tout cas, une garantie en capital de 70 000 € par déposant et par assureur s’applique en cas de faillite de la banque ou de la compagnie d’assurance.

La constitution du fonds euros

De manière générale, les fonds en euros sont constitués de 80 % d’obligations garantissant le risque de perte en capital. Selon les chiffres publiés par le prescripteur de contrat d’assurance-vie « Good Value For Money », la majorité des épargnants ont investi ces fonds en obligations depuis 2014 et le pourcentage n’est jamais descendu en dessous de 80 %. Côté performances, d’après le dernier bilan réalisé par la Fédération française d’Assurance (FFA), les rendements des contrats d’assurance-vie en fonds euros sont passés de 5,3 % (en 2000) à 1,8 % (en 2017).

D’ailleurs, après l’entrée en vigueur de la loi de finances 2018, les prélèvements sociaux de 17,2 % (contre 15,5 % auparavant) s’appliquent à tous les contrats d’assurance-vie. C’est la raison pour laquelle la plupart des épargnants préfèrent investir dans le fonds euros dynamiques et le fonds euros immobiliers dans l’espoir d’obtenir un rendement. Dans le premier cas, l’assureur va allouer 70 % des fonds en obligations et 30 % en actions pour booster la performance du placement sans perte de capital. Si l’investisseur a misé sur des fonds en euros immobiliers, normalement, l’assureur va allouer la moitié de ce fonds en immobilier, 10 % en actions et le reste en obligations. L’objectif est d’obtenir un rendement plus important.

Quoi qu’il en soit, les unités de compte en assurance-vie sont plus performantes que les fonds euros classiques. Ces supports d’investissement ont réalisé une collecte nette de plus de 19 Md€ en 2017 contre 12,8 Md€ pour les fonds en euros classiques. Dans tous les cas, il est important de privilégier les contrats d’assurance-vie multi-supports afin d’accéder à plusieurs supports d’investissement (UC, parts de SCPI ou d’OPCI, ETF, etc.…).

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